La permaculture, ce n’est pas uniquement une façon de jardiner. C’est un mode de vie.

Et dans l’optique de vivre selon les principes de la permaculture, cultiver une partie de sa nourriture est une des possibilités. Sauf que quand on n’a pas de jardin, on a bien vite l’impression que l’on ne peut pas faire de permaculture. Et c’est très frustrant… et faux ! Car si bien entendu on ne peut réaliser le même travail de coopération avec la nature en jardinant hors sol que dans une parcelle en pleine nature, il est tout de même possible de réaliser des choses passionnantes. Voici le second article sur ce sujet. Tu peux retrouver le premier sur ce lien : Permaculture sur balcon #1.

Petits rappels :

Pour écrire cet article, je me suis plongée dans la lecture de ces trois ouvrages :

  • Manuel de culture sur butte de Richard Wallner, Rustica éditions, 29€95 – lien Decitrelien Amazon
  • La permaculture, en route pour la transition écologique de Grégory Derville, Édition Terre Vivante, 25€ – lien Decitrelien Amazon
  • Le guide de la permaculture urbaine de Carine Mayo, Édition Terre Vivante, 22€ – lien Decitrelien Amazon

Dans ces deux articles, je te présente :

  • organiser ton potager – article #1
  • choisir tes cultures et les gérer – article #1
  • comment favoriser la biodiversité – ici
  • comment intégrer les autres aspects de la permaculture à ce potager hors sol – ici

Comment favoriser la biodiversité

Inviter la biodiversité et créer avec elle est l’un des aspects de la permaculture les plus complexes à mettre en place hors sol. Il est compliqué d’envisager la venue d’un hérisson pour manger les limaces sur un balcon par exemple ! Toutefois, il est possible de réaliser certaines des coopérations avec la nature chères à la permaculture :

  • toujours garder le sol couvert
    Cela donne à manger aux vers de terre et autres animaux qui vivent au sol. Tu pourras être impressionnée par la vie qui se dévoile si tu soulèves ta couverture de sol. Utilise du foin, de la paille, des feuilles mortes… Ajoute aussi tous les déchets de tes cultures : les fanes que tu ne consommes pas, les feuilles tombées, les plans séchés, les herbes arrachées (si elles ne sont pas en fleurs)…
  • plante des fleurs mellifères
    Souci, tournesol, hysope, lavande, coquelicot, romarin, sauge, moutarde, thym… Il y a énormément de fleurs qui attirent les abeilles. Tu trouveras une liste très complète ici. Laisse aussi monter en graines certains de tes plans : non seulement tu referas gratuitement ton stock de graines, mais en plus les fleurs attireront les insectes.
  • héberges des animaux
    Tu peux tenter d’installer une cabane à oiseaux ou à chauve-souris (elles mangeront les moustiques !), un hôtel à insectes ou encore adopte des abeilles sauvages. Et oui, même sur un balcon, il est possible de faire venir des animaux !

J’aime aussi beaucoup pratiquer ce que mon Amoureux appelle le jardinage opportuniste :

  • observer ce qui pousse spontanément
    je laisse pousser ce qui se présente, et observe ce que c’est avant d’arracher ce que je pense être de “mauvaises” herbes. J’ai ainsi des plants de tomates, de poivrons ou des fleurs qui apparaissent, soit apportées par des oiseaux, soit qui se sont resemés d’eux-mêmes.
  • garder un bac qui fait office de zone sauvage
    la zone sauvage est très importante dans les jardins en permaculture. Nous gardons un bac où nous laissons totalement faire la nature. Nous l’arrosons, et c’est tout. Il y pousse différentes graminées, du trèfle…

Intégrer les autres aspects de la permaculture

La permaculture est un mode de vie, et cultiver ce que tu peux hors sol en ville peut permettre d’inclure dans ta démarche d’autres principes :

  • transformer les déchets en ressources
    Tu peux te mettre au lombricompostage ou au compostage en seau bokashi, penser à réutiliser l’eau froide qui arrive en attendant l’eau chaude ou lorsque tu rinces tes légumes pour arroser ton jardin, mettre tes épluchures en couverture de sol…
  • te nourrir sainement et éthiquement
    Bien entendu, tu ne pourras être auto-suffisante en nourriture sur ton balcon ! Pour te procurer le reste de ton alimentation, privilégie les circuits courts, le bio, les petits producteurs, le zéro déchet…
  • créer du lien social
    Tu pourras demander à tes voisins d’arroser ton jardin si tu t’absentes, leur proposer ton surplus de récolte si tu en as, ou encore leur faire de jolies boutures. Tu peux aussi faire visiter ton balcon, et ainsi donner envie de créer un potager partager au pied de ton immeuble, ou un compost collectif. Enfin, tu peux t’investir dans les incroyables comestibles ou des jardins partagés près de chez toi.

Voilà pour l’instant, un résumé de tout ce qui me semble le plus facile à mettre en place lorsque l’on souhaite mettre cultiver selon les principes de permaculture tout en étant hors sol. Bien entendu, ces articles sont loin d’être exhaustifs, et je t’invite à te renseigner plus en avant si tu le sujet t’intéresse !

Et toi, tu essaies de mettre en pratique les principes de la permaculture en culture hors sol ? S’il te plaît, partage tes astuces et tes idées en ce sens en commentaires !

Petits liens qui vont bien pour aller plus loin :


Cet article fait partie du challenge de Mars et Avril 2018 : Permaculture urbaine (publié un peu en retard). Pour aller plus loin avec ce challenge et soutenir mon travail de rédaction, je t’invite à consulter ma page Tipeee .

Pour découvrir les livres présentés dans cet article, je t’invite à regarder en premier lieu s’ils sont disponibles dans la bibliothèque de ta ville. Si ce n’est pas le cas, tu peux essayer de te les procurer dans une librairie indépendante autour de chez toi. Pour commander en ligne, je t’invite à utiliser les liens de cet article dont certains sont affiliés. En achetant via ces liens, tu soutiens mon travail de bloggueuse, et je t’en remercie du fond du cœur ♥. Pour tout savoir sur les liens affiliés, et mes choix à ce sujet, et notamment pourquoi je mets des liens vers Amazon (bouh!), je t’invite à consulter cette page.