Le jardinage urbain, notamment hors sol, nécessite des ajustements spécifiques.

Impossible de cultiver de la même manière qu’en pleine terre, dans de grands jardins au milieu de la campagne. Les problématiques ne sont pas les mêmes et les solutions sont elles aussi très différentes. Je te propose de voir dans cet article nos astuces écologiques pour jardiner en milieu urbain, notamment hors sol. Dans un prochain article, je tenterai le difficile exercice de prendre les principes de la permaculture au niveau du jardinage et de les appliquer à la culture en milieu urbain.

1- les contenants

Pour jardiner hors sol, il s’agit de trouver des contenants. Tu peux bien entendu miser sur la récup’, et c’est d’ailleurs, pour commencer notamment, une excellente idée car cela évite de nombreux frais. Voici une liste d’idées, loin d’être exhaustive :

  • demi-tonneau
  • paniers en osier, doublés de sacs plastiques
  • sacs de courses – du type des gros sacs en plastique tressés des supermarchés
  • poubelles
  • seaux
  • pots et jardinières récupérés
  • petit meuble : tiroirs, bacs…
  • bacs en plastiques ou en bois divers
  • boites de conserve grand format
  • vieux faits-toutsoupières
  • bassines en bois ou en métal
  • directement dans des sacs de terreaux

Cependant, nombreuses de ces idées s’abîment relativement vite dans le temps car ces objets ne sont pas fait pour ces utilisations. Nos paniers en osier récupérés notamment se sont troués au fond, les seaux en métal ont rouillés, les sacs à courses se sont désagrégés…

Nous avons deux immenses Bacsac et eux par contre ne bougent pas dans le temps. Ils ont déjà passés 2 ans sur notre balcon, et sont toujours absolument nickel : c’est donc un investissement qui vaut vraiment le coup ! Certaines box de jardinages, telles que Mon Petit Coin Vert associent l’envoi de graines à celui de contenants en géotextile. Dans les boutiques associées aux autres box de jardinage, comme La Box à Planter, tu peux aussi trouver des pots en géotextile.

2- l’eau

Le mieux est bien entendu de pouvoir récupérer de l’eau de pluie. Mais cela n’est pas toujours possible, notamment sur un balcon. Pense alors à réutiliser toute l’eau que tu peux :

  • eau de rinçage des légumes – bio, sinon tu vas arroser aux pesticides !
  • eau froide en attendant l’eau chaude avant la douche, la vaisselle…
  • eau de la mini-piscine de tes Petits Lutins si tu en as une – Petit Lutin se rafraîchissait dans une piscine de moins de 1m² quand il était tout petit et nous utilisions ensuite l’eau pour arroser
  • eau du bain – s’il n’y a pas de savon

Pour arroser le moins possible, nous avons paillé tous nos bacs, avec du foin. Cela évite l’évaporation sur le dessus. Bien entendu, l’eau peut encore s’évaporer sur les côtés, et les arrosages restent nécessaires quotidiennement pendant l’été, surtout sur notre balcon plein Sud, vitré, dans une ville où il fait régulièrement plus de 35 l’été ! C’est quelque chose qui est particulier à la culture hors sol : les plantes ne peuvent développer un réseau racinaire profond, car le substrat reste peut épais, et les arrosages fréquents sont indispensables. Utiliser des pots en plastique permet de remédier en partie à ce problème, car ils ne sont pas respirant. Mais ils ont d’autres inconvénients, en premier lieu, celui d’être du plastique, ce qui est loin d’être écologique. On peut aussi se poser la question de la migration de substances peu recommandables dans la terre puis les plantations ; j’avoue n’avoir aucune information à ce sujet.

3- la terre

La méthode que je préfère pour remplir les bacs, très écologique et économique est celle des lasagnes de culture : elle utilise des déchets organiques pour créer un substrat riche et fertile. C’est ainsi que nous avons rempli la plupart de nos bacs, et l’achat de terreau est ainsi limité à couche supérieure. Cette méthode crée aussi un sol vivant, grâce à toutes les petites bêtes qui se trouvent dans l’herbe, les feuilles mortes et dans la couche de terre, ainsi qu’aux micro-organismes qui vont décomposer tout cela.

Je suis souvent fascinée par la vie qui s’est développée dans nos bacs de plantations, notamment dans les plus grands ! Il y a des milles-pattes, des araignées, ainsi qu’une foule d’animaux dont je ne connais pas le nom. Nous laissons bien entendu tout ce petit monde tranquille, excepté ceux qui nuisent vraiment aux plantes. Ainsi, nous ramassons à la main les limaces, que j’essaie la plupart du temps de remettre dans l’herbe derrière chez nous. Nous utilisons aussi un produit à base de savons de Marseille contre les pucerons lorsqu’il y en a. Hélas les solutions plus permaculturelles, telles que les hérissons contre les limaces ou les coccinelles contre les pucerons ne peuvent être mises en place, notamment d’elles-mêmes, sur un balcon.

4- les graines

Certaines plantes sont difficiles à cultiver en pot, à cause du manque de substrat notamment. Nous n’avons par exemple jamais réussi à obtenir de courges ou de melons qui arrivent à maturité et nous n’obtenons que très peu de courgettes. Le manque de pollinisateurs nous oblige aussi à réaliser la fertilisation des fleurs au pinceau.

Par contre, certaines plantes donnent merveilleusement bien en pot. Voici la liste de ce qui a très bien réussi chez nous. Bien entendu, il y a certainement une foule d’autres plantes qui se plairont en pots :

  • tomates : cerises ou non, les tomates classiques sont simplement plus petites qu’en pleine terre
  • aubergines : nous achetons les plans car c’est assez complexe à faire germer
  • pêches : notre pêcher de 3 ans compte plus de 30 bébés pêches cette année, c’est une variété ancienne dont je ne connais hélas pas le nom
  • olives : notre olivier nous donne tous les ans environ un bocal d’olives
  • herbes aromatiques : romarin, ciboulette, persil, origan, menthe, sauge, basilic…
  • choux de Bruxelles
  • mesclun : je n’ai jamais réussi à avoir de jolies salades pommées, mais le mesclun fonctionne très bien
  • radis : mais ils sont souvent très piquants, surtout l’été car garder le substrat bien humide toute la journée est mission impossible
  • fleurs : soucis, nigelles, cosmos, tournesol nains, oeillets d’Inde nains, capucines, muflier…
  • blettes
  • petits pois nains
  • fraises
  • poivrons et piments : tu pourras même les rentrer l’hiver et continuer à te régaler !

Bien entendu, toutes ces graines existent en variétés anciennes et reproductibles. Ainsi, d’une année sur l’autre, tu pourras faire tes propres graines.

Et toi, quelles sont tes astuces pour cultiver en ville ? Comment t’y prends-tu pour cultiver hors sol ? S’il te plaît, partage ton expérience en commentaires !

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Cet article fait partie du challenge de Mars et Avril 2018 : Permaculture urbaine. Pour aller plus loin avec ce challenge et soutenir mon travail de rédaction, je t’invite à consulter ma page Tipeee .

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