Faire des choix pour mieux gérer son temps #1 : pour soi

Jan 19, 2018 | 20 commentaires

J’ai toujours eu envie de faire des millions de choses.

Des grandes voies d’escalade.
La traversée des Alpes à cheval.
Apprendre l’Apache, le Sioux (!), l’Islandais, le Suédois…
Être autonome en fruits et légumes.
De l’alpinisme.
Du ski de rando.
Des fouilles archéologiques.
Écrire et illustrer des albums jeunesses.
La traversée des Alpes à pied.
Vivre en Suède pendant un an.
Découvrir l’Islande autrement, via ses habitants.
Mes propres conserves.
Explorer le Groenland.
Écrire de la main gauche (parce que je reste persuadée que j’aurais dû être gauchère).
Réapprendre à voir sans lunettes.
Adopter un chien d’un chenil.
Réussir le no-poo.
Apprendre à jouer du violoncelle, du piano, de la batterie.
Pratiquer un art martial.

Etc…

Cette liste est loin d’être exhaustive.

Pour autant, cela m’est impossible de tout faire. Parce qu’il n’y a pas assez de temps, tout simplement. J’ai longtemps été frustrée et perdue devant mes envies. Je ne savais pas par quoi commencer, et du coup, je ne faisais rien. Je restais dans mes activités déjà mises en place, qui, si elles me plaisaient, ne me comblaient pas totalement. Puis je suis passée par un stade de lassitude. Marre de faire toujours la même balade à cheval. Marre d’aller toujours au même endroit de nature avec Petit Lutin. Marre de commencer une foule de choses sans en terminer aucune.

J’ai la chance incroyable d’avoir un Amoureux qui aime discuter et qui accepte volontiers de m’écouter. Un Amoureux qui dit ce qu’il pense. Un Amoureux qui me répond simplement «Ben vas-y, fais-le» ou «Tu peux pas tout faire tu sais, faut que tu fasses un choix».

Comment réaliser ses rêves tout cela sans courir partout ?

Je crois que mon Amoureux a parfaitement raison : il est nécessaire de faire des choix. Cette idée, la première fois qu’il me l’a émise, m’a mise en colère. Si, je voulais tout faire ! Non, je ne renoncerai pas à mes rêves. Jamais ! En fait, j’avais simplement peur de devoir renoncer. Pourtant, j’ai fini par comprendre que choisir certains projets, c’est se donner la possibilité de réellement les entreprendre, en y prenant du plaisir et en s’offrant la chance d’aller au bout de la démarche. C’est le minimalisme, non plus côté objets mais côté expériences. En évitant de s’épuiser à essayer de tout faire sans y arriver, on choisit ce que l’on préfère et on entreprend réellement ces activités, avec le bonheur de pouvoir savourer l’instant.

J’ai fait mes choix pour l’année 2018. Cinq projets, mes envies les plus fortes :

  • réapprendre à voir sans lunettes
  • écrire un album pour enfants et l’illustrer
  • faire des grandes voies
  • partir en randonnée à cheval à la journée
  • gagner ma vie réellement avec ce blog – et dans cette optique, ce mois-ci, tu peux découvrir l’abonnement de Cartes Postales écologiques

Quand je relis cette liste, je me sens pleine d’enthousiasme. Ce sont des rêves qui comptent vraiment pour moi, et l’idée de me lancer m’emplie de joie. Cette liste me semble réaliste, tout en me disant que si réellement, j’arrive à entreprendre et avancer dans ces 5 domaines, je serai très satisfaite et fière de moi et je serai sortie de ma zone de confort plusieurs fois !

En quoi cela m’aide t’il à gérer mon temps de façon durable ?

Comme pour le minimaliste au niveau de la maison, et le grand tri des objets, le minimalisme côté expérience fait gagner énormément de temps. Tout simplement en premier lieu car, une fois que tu as fait ton choix parmi les activités que tu souhaites entreprendre, tu vas gagner du temps pour organiser tes week-end, tes sorties, tes inscriptions en club… De la même manière que dans une maison minimaliste, tu retrouves facilement tes objets, dans une liste d’envies clairement choisies, tu choisis plus facilement quoi faire et quand au lieu d’hésiter pendant des heures entre la piscine et le yoga le samedi et ne finalement rien faire du tout.

Faire des choix, en renonçant -pour le moment- à certains rêves, va aussi t’éviter de courir partout tout le temps pour essayer d’en faire toujours plus. Tu vas donc avancer vers une gestion de ton temps plus durable, car tu pourras faire ce que tu as choisi, tranquillement et sereinement. Tu pourras profiter pleinement de tes activités, sans déjà penser à la suivante car tu seras en phase avec tes décisions.

Comment t’y prendre pour faire tes choix ?

Je t’invite aujourd’hui à prendre une jolie feuille de papier, un joli carnet ou ton bullet journal. Tu peux télécharger cette fiche d’aide à la réflexion si tu n’en as pas de jolie sous la main, et l’imprimer. Je trouve personnellement que prendre un joli support est important : utiliser un joli papier donne envie de s’appliquer, offre une importance à la démarche que tu entreprends. Faire un choix parmi ses envies peut-être compliqué – je trouve, ce n’est peut-être pas le cas pour tout le monde ! Prendre une belle feuille contribue à me donner envie de tenter l’exercice. Note sur cette première page toutes tes envies, tes rêves, tes objectifs personnels et professionnels, même s’ils te paraissent irréalisables, totalement fous.

Choisis ensuite quelques points pour l’année à venir. Il s’agit ici de choisir les rêves, les objectifs que tu as le plus envie de réaliser. Pour que le bénéfice de faire un choix soit entier, garde une liste réaliste et relativement courte. Si tu n’arrives pas à choisir, tu peux lire chacun de tes rêves l’un après l’autre, et observer ce que tu ressens à la lecture. Garde ceux pour lesquels tu ressens le plus d’enthousiasme ! Si tu n’arrives toujours pas à choisir, tu peux aussi demander à ton entourage de t’aider. Mon Amoureux a été d’une grande aide car il m’a donné les rêves dont je lui parlais le plus. Personnellement, j’ai choisi :

  • un objectif professionnel : un seul car il est de taille !
  • deux objectifs du quotidien : ce sont des rêves qui me demande de travailler lentement et régulièrement dessus, quotidiennement
  • deux objectifs ponctuels : des projets qui se concrétiseront en une journée ou un week-end ici et là

Tu peux bien entendu découper un gros objectif en plusieurs étapes, et choisir de réaliser le premier objectif cette année. Par exemple, si tu souhaites courir un Ultra-trail, tu peux te donner comme objectif cette année de faire deux courses de 20 km, et l’année prochaine, tu verras en fonction de l’avancée de ton entrainement. Si tu as envie de cultiver tes propres fruits et légumes pour être autonome, tu peux décider de faire 2 buttes de permaculture cette année, et d’agrandir ton potager petit à petit d’années en années.

Et toi, tu as aussi une liste de rêves aussi longue que les cheveux de Raiponce ? Comment choisis-tu tes priorités ? Essaies-tu au contraire de caser tout ce dont tu as envie dans ton emploi du temps ? S’il te plaît partage ton expérience en commentaires.

Liens qui vont bien pour aller plus loin 


Cet article fait parti de l’éco-défi Gérer son temps de manière durable organisé par Natasha, rédactrice du blog Echos Verts. Il est le premier article d’une mini-série Faire des choix pour gérer son temps de façon durable, complété par les articles suivants (liens à venir au fur et à mesure des publications) :

Crédits photos : 1- Johny Goerend 3- Heidi Sandstrom. photos téléchargées sur Unsplash 6- Death to stock. Toutes les autres photos sont de moi.

20 Commentaires

  1. Merci pour cet article et le document.
    J’ai déjà fait mon tri.
    Mes objectifs sont pas ” matériel” mais plus ” spirituels ” orientées développement personnel et bien être.
    1) plus de temps pour mou, ralentir, du temps pour le bien être : ce qui implique privilégier des activités qui me font du bien: lecture, yoga, méditation et travaux d’aiguilles
    2)plus proche de la nature : nous demenageons en fin de mous pour la région nantaise, avec un jardin. Je compte me me mettre au jardinage, la permaculture, la connaissance des plantes sauvages médicinales et comestibles.
    3) du temps avec autrui : famille , amis, associatif.
    4) le dernier mais pas moindre : devenir famille d’accueil : me préparer pour l’agrément, me documenter, rencontrer des familles d’accueil.

    Réponse
    • Waou ! Quel projet, devenir famille d’accueil, c’est magnifique ! J’y pense aussi, assez souvent. Pour l’instant, ce n’est pas possible : appartement trop petit, et surtout, je ne m’en sens pas encore capable. Mais un jour, j’espère ! Merci pour ton retour, et je te souhaite de belles réalisations cette année dans ces domaines qui te sont chers.

  2. Pour ma part je vais garder les objectifs/axes de l’an dernier, qui se sont révélés en effet très utiles pour orienter mes choix :
    -Lire plus de livres : j’ai ouvert un carnet de lecture que je bichonne et rejoint une communauté de lecteurs sur Instagram très motivante…Et j’ai en effet lu beaucoup plus de livres en 2017 !
    -Aller plus dans la nature : ma prof de plantes sauvages a repris ses formations, nous avons reçu un jardin familial de ville, et j’ai rejoint une asso très active d’entretien des berges et affluents de l’Erdre, une rivière nantaise. beaucoup plus de nature et plantes en 2017 !
    -Marcher plus : je m’y applique au quotidien, et me suis inscrite à un club de marche avec une amie. cet objectif rejoint le précédent.
    -Continuer à me former sur les plantes sauvages et médicinales, mettre en pratique mes connaissances.
    En 2018, je rajoute :
    – Perdre 4 kilos, un par trimestre, en modifiant mes habitudes du soir.
    -Prendre plus ma place et mon rôle dans la pratique bouddhiste qui me permet d’avancer, et dans les assos dont je fais partie.

    Cécile, bienvenue dans la région nantaise ! On y vit bien, malgré l’humidité !

    Réponse
    • Owwww j’aime tellement lire des expressions comme “maprof de plantes sauvages”. C’est juste… j’aime l’idée qu’on puisse être prof, passer du savoir, quelque soit le savoir. Pas juste en math et en français ! J’aime beaucoup tes objectifs, et je te souhaite de tout coeur leur réalisation.

  3. Merci Clémentine pour cet article. Je me suis complètement reconnue en te lisant. On se sent moins seule comme ça! je vais revoir mes objectifs!
    Bonne réussite pour les tiens!

    Réponse
    • Je te souhaite une bonne réussite pour les tiens aussi Sarah !

  4. J’ajouterais juste : s’adapter sans culpabilité ni regret aux surprises de la vie !

    Certains de mes objectifs 2017 ont été complètement chamboulés :
    – par une grossesse (plus que 2 mois avant de rencontrer la 4è merveille du monde !) souhaitée, mais on ne peut pas décider de la date !
    – par l’opportunité par mon compagnon de reprendre ses études : 2 semaines pour se décider, pour une décision qui impacte la totalité de notre organisation familiale et professionnelle
    – le départ imprévisible de la directrice de la crèche associative où est ma 3è miss. Je fais partie du CA : comment se retrouver du jour au lendemain à la tête d’une structure de 12 salariées, avec tout à faire : salaires, compta…

    Bref, entre ce que j’avais prévu et ce que j’ai fait en 2017, il y a un gap… La vie ! ;)

    Pour 2018, j’aimerais :
    – un 2è AAD aussi chouette que le précédent,
    – une 4è miss en bonne santé, comme ses 3 grandes sœurs,
    – un diplôme pour mon compagnon (ce qui implique que je gère au max la maisonnée…)
    Donc uniquement des éléments qui ne dépendent pas (uniquement) de mois… :P
    Mes objectifs pros et associatifs restent suspendus à ma 4è miss : on ne peut pas prévoir si un nourrisson sera serein ou anxieux, facile à trimballer partout ou hypersensible, quels horaires physiologiques seront les siens les premiers mois… donc je m’adapterais.

    J’aime bien planifier et organiser (sinon, on n’avance pas), mais je trouve moins anxiogène au quotidien, depuis que j’ai des enfants, de saisir ce qui vient, et d’avoir pour seul objectif de passer de bons moments (en famille, au boulot…). Être parent, c’est devenir à l’aise avec l’improvisation, de même que devenir entrepreneur, c’est devenir à l’aise dans l’incertitude. Un peu comme les animaux sauvages, qui ne savent pas de quoi demain sera fait, je sens que c’est plus proche de notre “nature” humaine, finalement – en tout cas de la mienne !

    Pour ça, se concentrer sur l’instant présent et l’apprécier à sa juste valeur permet de relativiser la to do list et les objectifs ambitieux, sans se mettre la pression.

    C’était mon petit grain de sel ! ;)

    Réponse
    • Je te rejoins, comme souvent :) Cela me semble si évident, que j’ai oublié de le noter dans mon article. Je plussoie : c’est d’ailleurs de cette manière qu’on avance le mieux, comme tu le dis : en ayant des objectifs et en restant ouvert à ce qui vient.
      AAD c’est accouchement à domicile ?

    • oui, Accouchement A Domicile !
      J’habite à 80 km de route de montagne de la maternité, avec l’éventualité de neige/verglas sur la route… Or j’accouche de bébé-fusée ! Pour ma 3è, j’ai accouché en 3/4 d’heure, la sage-femme est arrivée trop tard ; nous n’étions que tous les 3, papa + bébé + moi, magique ! :)
      J’ai bien fait de ne pas prendre le risque de partir à la maternité ; on adorerait que ça se passe la même façon pour miss4 !

    • Des bébés fusées :D Elles sont surement très impatientes de te rencontrer ces miss :) Waou, ça a effectivement dû être vraiment magique !

    • Ma mère était pareil : je suis l’aînée, elle a accouché dans le couloir de la maternité, debout, et moi je suis tombée de haut !!! La sage-femme lui avait dit qu’elle avait laaaaargement le temps… oO
      On est parfois bien plus en sécurité chez soit.

    • Et ben ! C’est fou ça, et une grande chance. Je rêverai d’avoir des bébés fusées moi aussi. On était bien loin du compte pour Petit Lutin !

    • Est-ce qu’il peut y avoir un lien avec “l’hyperactivité” ?
      Je ne parle pas du diagnostique médical, mais d’une façon de vivre : le canapé ne connait pas mes fesses, celui de ma mère ne l’a pas beaucoup vu non plus…
      Or le mouvement de la mère aide beaucoup le bébé à descendre : un accouchement physiologique est plus proche de la danse tribale (suspendu / soutenu à une personne ou une “liane”) que de ce qui se passe à l’hôpital… enfin ça dépend desquels :
      https://positivr.fr/fernando-guedes-de-cunhadocteur-bresil-accouchement-danse-video/
      :)

      La France a été pointée du doigt plusieurs fois, car les procédures médicales ralentissent les accouchements, créées beaucoup de difficultés qu’il faut ensuite résoudre médicalement.
      Ainsi, la position du poulet de bresse (allongée sur le dos, les pieds dans les étriers) est la plus mauvaise pour accoucher (mais la plus confortable pour le gynéco, hum…). Ne serait-ce parce qu’elle va à l’encontre de la force de l’attraction terrestre : le bébé doit remonter pour passer le coxis, donc plus difficile pour lui et plus douloureux et plus long pour la mère !!!

    • Elle est géniale cette BD ! Et j’adore la vidéo aussi. Merci pour ce super (comme toujours) partage !

  5. C’est clair : pas facile de choisir entre toutes ses envies!!! Je procède un peu comme toi. Je me suis fixée 10 grands objectifs de “vie”; C’est un axe que j’essaie de conserver même s’il est modifiable d’année en année parce qu’on change, que la vie nous change… Ensuite, j’ai des objectifs sur 10 ans (plein plein plein, ça va des petites choses à de plus grandes réalisations…) et parmi ceux-ci ou pour atteindre ceux-ci, chaque année, je me fixe 10 grands caps et100 choses à réaliser dans l’année… Ca peut paraitre énorme mais ce ne sont pas 100 grandes réalisations, c’est parfois du quotidien, parfois de l’occasionnel, parfois une petite pierre pour atteindre un jour un de mes grands objectifs… Je sais que je ne ferais pas ces 100 choses mais le but est d’en faire le plus possible.
    Mais quoi qu’il en soit, je rejoins le commentaire précédent dans le fait qu’il faut savoir s’enlever la pression par rapport à la réalisation de ces objectifs. Et depuis la naissance de tout p’tit (16 mois), j’apprends cela au quotidien, plus ou moins facilement…

    Réponse
    • Waou, 100 choses à réaliser dans l’année, c’est chouette comme idée, pour se donner des petites idées de temps en temps. J’aime beaucoup :) Je te souhaite de trouver les opportunités de réaliser les plus importantes d’elles cette année !!

  6. oui , on vit bien dans la region Nnataise, mais que d’eau que d’eau….

    Réponse
  7. Apprendre le sioux ??! Mon objectif est plus modeste pour les mois à venir : parfaire mon anglais et me remettre à l’espagnol : j’ai de la famille qui viens au mois de mars accompagné d’une espagnol qui ne parle pas français alors je vais avoir l’occasion d’expérimenter ;-) !
    Euh voir sans lunette… moi c’est plutôt porter mes lunettes au travail car ne pas les mettre créé des tensions dans les cervicales… donc cette année j’opte pour plus de confort ! Je te souhaite une bien belle année Clémentine, à toi et à ta petite tribu (et oui on est pas encore le 31/01, on peut encore souhaiter les voeux ;-)!)

    Réponse
    • Oui, je trouve que c’est une langue très jolie, et j’ai toujours un faible pour la conservation des savoirs ancestraux en voie de disparition ! Quant à voir sans lunettes, j’ai lu plusieurs fois qu’il est possible grâce à des exercices d’améliorer sa vision. Je suis très myope, et c’est extrêmement handicapant. Le premier truc que je fais le matin ? Chercher mes lunettes ! Comme je supporte mal les lentilles, c’est très pénible !
      Je te souhaite (en retard !) une très belle année à toi aussi, et de belles avancées dans tes projets :)

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