Avant, mon Amoureux et moi, on n’était pas écolo.

Maintenant, on a sacrément progressé, et je trouve notre mode de vie beaucoup plus écologiqueserein et en phase avec nos valeurs.

Je continue aujourd’hui une série d’articles nommés Comment nous sommes devenus écolos. J’y aborde les différents pans de notre vie quotidienne : alimentation, déplacements, vêtements…  Ce volet concerne les déplacements quotidiens et ponctuels.

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Avant

Avant, j’étais petite, et je vivais avec mes parents. On prenait la voiture pour tout, tout le temps, même pour aller chercher le pain. Mes parents possèdent une maison dans une zone résidentielle, à côté d’une petite ville. Il n’y avait pas un seul bus qui passait dans le village avant mon entrée au lycée, et ensuite, il n’y en avait que 4 ou 5 par jours ! La voiture était reine, et je n’imaginais même pas qu’il puisse en être autrement. Le bus était pour moi quelque chose de mystérieux, magique. La voiture quant à elle était synonyme d’ennui profond.

Les changements

Et puis, je suis partie à Reims pour mes études. J’ai découvert le bonheur d’habiter près du centre ville, d’y aller à pied, de prendre le bus pour aller ici et là sans même avoir à consulter les horaires car il passait toutes les 10 minutes. Une vraie révolution pour moi, même si j’enviais un peu les possesseurs de voiture, parce que dans ma tête, à cette époque là, je n’en avais pas simplement car je n’avais pas assez d’argent.

Lorsque nous avons emménagé ensemble, mon Amoureux et moi n’avions toujours pas de voiture. Train, tram et bus restaient nos moyens de locomotion. Et un an après notre indépendance financière, nous avons acheté une voiture, pour que je puisse faire les aller-retour Nice-Grenoble qui m’étaient nécessaire plus facilement. Peu de temps après, je laissais tomber la voiture au profit du train, bien moins fatiguant et plus économique. Je n’ai jamais aimé conduire, alors que lire dans le train est un vrai plaisir !

Nous avons, petit à petit, développé un goût pour le vélo en ville. Je me sens libre lorsque je me déplace à vélo, les contraintes sont bien moins fortes qu’en voiture ou en transport en commun. Nous attendons avec impatience l’émergence des boulevards à vélo promis par notre mairie car les voitures m’effrayent souvent lors de mes déplacements.

Après l’arrivée de Petit Lutin, nous avons décidé d’essayer de nous passer de voiture, et nous l’avons revendu. Malheureusement, cela nous a coupé de nos sorties en montagne, que j’affectionne tant, car avec un tout petit enfant, organiser nos sorties en fonction des horaires des cars était trop complexe pour nous. Alors, nous avons fini par en acheter une autre, après d’intenses réflexions.

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Maintenant

Nous possédons toujours une voiture, la plus petite de la marque. Nous l’utilisons peu : pour nos sorties en montagne le week-end et parfois, pour faire les courses. Je l’utilise aussi, en co-voiturage avec une amie le plus souvent possible, pour aller voir mes juments.

Quotidiennement, nous nous déplaçons en bus ou à vélo : pour emmener Petit Lutin à l’école – à 20 bonnes minutes de la maison, pour mon Amoureux aller au travail, pour les sorties en ville…

Nous allons toujours au marché de producteurs en vélo, mais lorsque nous avons besoin de produits lourds, tels que les bouteilles d’huile en verre, l’option vélo pour aller au magasin bio est compliquée. Le poids de Petit Lutin associé à celui des courses nous a fait glissé et tombé une fois chacun et nous sommes depuis frileux à l’idée de faire les courses en vélo. Je rêve d’avoir un triporteur pour palier à ce problème, mais cela est hors budget pour l’instant.

Lorsque nous faisons de grands trajets, pour aller voir notre famille dans le Nord de la France notamment, nous prenons toujours le train. Nous fonctionnons de cette manière même depuis la naissance de Petit Lutin, et j’ai toujours trouvé plus facile de réaliser les trajets en train plutôt qu’en voiture. Il m’est possible de porter mon attention sur Petit Lutin, de jouer avec lui, de lire, colorier, écouter de la musique… Et lorsqu’il était trop bruyant ou qu’il avait besoin de bouger plus petit, nous allions tout simplement nous mettre dans l’espace inter-wagon.

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Et mon Amoureux dans tout ça ?

Mon Amoureux a grandi lui aussi dans un environnement où la voiture était reine. Il a toutefois passé la fin de son adolescence en ville, et a pu être à ce moment indépendant grâce aux bus. Il lui était donc bien plus naturel qu’à moi d’utiliser ce moyen de locomotion. Il a ensuite adopté le vélo en ville, qui est maintenant son moyen de locomotion préféré.

Il a fini par passer le permis, parce que je lui demandais car je trouvais pratique qu’il puisse m’emmener à la maternité le jour de l’arrivée de Petit Lutin ! Depuis, il n’a quasiment pas conduit, et déteste la conduite et la voiture, ainsi que le fait que tout l’urbanisme tourne autour d’elle.

Et Petit Lutin dans tout ça ?

Pour Petit Lutin, prendre la voiture c’est nul ! Bus, tram, train ou vélo avec plaisir. Mais la voiture, pffff ! Etre attaché, tout seul derrière, ne pas pouvoir se déplacer : bien des contraintes qu’il n’apprécie pas du tout. Les voyages en train sont pour lui de grands moments de plaisir, et il a longtemps voulu apprendre à les conduire.

Réfléchir à nos modes de transport, trouver des compromis qui nous satisfassent tous, nous permettent à la fois d’avoir accès aux activités qui nous font envie tout en limitant l’impact écologique et en respectant nos valeurs fut un long cheminement. Aujourd’hui encore, nous modifions parfois notre rapport à la mobilité, selon les opportunités qui s’offrent à nous. Avec le temps, nous avons toutefois acquis une souplesse et une ouverture qui nous permettent de combiner nos besoins avec nos valeurs.

Les solutions que nous avons trouvées nous sont bien entendu très personnelles et ne conviendront pas à d’autres. Le cheminement de réflexion, la mise en avant des besoins et des valeurs, la recherche de solution : tout cela est commun à chacun, pour trouver sa propre solution personnelle. Ces étapes de réflexion vers sa propre solution sont développées dans le programme Je deviens plus écolo au quotidienA ton tour !


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Et toi, est-ce tes modes de déplacement te satisfont ? Comment te déplaces-tu ? De quel mode de déplacement rêves-tu ? S’il te plaît, partage tes idées et tes questions en commentaires !