On ingère, en France, en moyenne, 8 g de plastique par mois.
Tu t’imagines toi, volontairement, manger 8 g de plastique une fois par mois ?
Ce chiffre me paraît impossible. Comment peut-on ingérer autant de plastique sans s’en rendre compte ? Comment peut-on vivre dans un monde aussi fou que l’on n’est pas protégé contre ça ? Parce que même si pour l’instant on ne sait pas trop les effets sur la santé de ces micro et nano-plastiques présents dans nos corps, on se doute que ça ne peut pas nous faire du bien !

D’où viennent les micro-plastiques présents dans notre corps ?
De la nourriture que l’on mange.
De l’eau que l’on boit.
De l’air que l’on respire.
Il y en a partout, et on en ingère sans cesse.
Et je ne parle pas que de particules de plastique déposées sur la peau de ta pomme, qui partiront quand tu la laveras, déposées à cause d’un emballage. Il y a aussi des particules qui sont à l’intérieur de ta pomme. Dans sa chair. Qui sont intégrés par la plante pendant sa croissance, car présents dans l’eau et dans les sols. Et s’ils sont dans l’eau et dans les sols, c’est parce que nous utilisons du plastique au quotidien :
- un seul coup de couteau sur une planche à découper en plastique crée plusieurs millier de particules de plastique
- 30 secondes d’utilisation d’un blender en plastique en créer plusieurs centaines de millier
- un cycle de bouilloire, c’est plusieurs millions
- et un thé dans un sachet en plastique, c’est environ 11 milliards de particules qui nagent dans ta tasse

Et toutes ces particules, où vont-elles ? Dans notre corps quand nous les ingérons. Et puis, dans nos eaux usées, et nos centres d’épuration. Et là, une partie finit dans les rivières et l’autre dans les boues d’épuration qui sont ensuite épandues dans les cultures. Et voilà comment on retrouve du plastique à l’intérieur même de nos aliments.
Nous ne faisons pas que manger du plastique, nous en respirons aussi. Ces particules, tellement petites, sont transportées sur de grandes distances par les vents. On a retrouvé des particules de plastique dans les neiges polaires, dans des régions totalement inhabitées à des kilomètres. Chez nous, à chaque utilisation d’un objet en plastique, à chaque frottement, nous créons des particules qui se retrouvent dans l’air. Ces particules en suspension dans l’air entre dans nos poumons, et donc dans notre corps.

Où trouve t’on des micro-plastiques dans notre corps ? Quels sont leurs effets ?
On trouve des micro et des nano-plastiques partout dans notre corps. Ils ont d’abord été découverts dans nos selles en 2018, et depuis, les études les ont trouvés absolument partout : dans notre système digestif quand nous les ingérons, dans nos poumons quand nous les respirons. Et comme ces deux barrières sont incapables de les faire disparaître, nous avons aussi des particules de plastique dans notre sang, dans nos organes, coeur, muscles, et même cerveau. Et les nano-particules se retrouvent jusqu’à l’intérieur de nos cellules. On en retrouve même dans le placenta et dans les bébés avant même leur naissance.
Les effets sur la santé sont actuellement étudiés, et sont assez effrayants. Les chercheurs parlent de liens possibles avec des maladies chroniques inflammatoires, des cancers, l’obésité, d’effet comparables à l’amiante… Les nano-particules de plastique vont jusqu’à modifier la structure même de notre ADN et lui causer de graves dommages.
Alors maintenant que l’on sait ça, on fait quoi ? Comment on se protège au mieux ? Quels sont nos recours individuels et collectifs ?
Et toi, fais-tu attention à ne pas trop ingérer de micro-plastiques ? Est-ce que cette question t’inquiète ? Avais-tu connaissance de tout cela ? As-tu déjà participer à des actions collectives ? S’il te plaît partage ton avis en commentaires.




Ouhla ça fait peur toutes ces données ! Et j’ai l’impression qu’on a pas totalement la main pour changer la donne. Merci pour cette alerte Clémentine !
Non, effectivement, il y a des choses contre lesquelles on ne peut rien immédiatement : par exemple, la majorité des particules plastiques que l’on respire provient des peintures que l’on met sur nos bâtiments. A notre échelle, seules, on peut rien changer effectivement.
Et en même temps, je pense qu’il y a plusieurs pistes :
– épurer nos intérieurs et lieux de travail : on passe la majeur partie de nos vies enfermer, et si on fait attention à comment on meuble, peint, décore… ces lieux, c’est déjà un bon début
– faire attention à nos emballages et nos méthodes de cuisson : ne pas congeler dans du plastique, éviter les bouilloires en plastique, les plats en silicone…
– s’engager collectivement dans des associations qui luttent contre la pollution plastique. Je pense notamment à Zero Waste France et ses groupes locaux, et il doit y en avoir d’autres qui travaillent aussi sur ces sujets.
Avec tout ça, ça fait déjà pas mal non ? Je vais chercher d’autres idées, et j’en parlerai dans d’autres articles :D
C’est effrayant mais très intéressant en effet, …car toute commence par une prise de conscience !
De mon côté, j’essaie de remplacer dès que c’est possible le plastique par du verre au niveau de l’alimentaire, ou du bois, de l’inox selon les utilisations…
Je pense effectivement que c’est le point central sur lequel nous avons la main : l’alimentaire et notre environnement immédiat. Merci pour le partage de ton expérience :)
Merci Clémentine! Intéressant et effrayant aussi. Pas évident de faire sortir le plastique de nos vies, même en favorisant le vrac, le verre, l’inox. Il y en a partout. J’attends ton prochain article avec impatience…
Oui, c’est effrayant. Je te conseille le reportage en lien au début de l’article si tu souhaites en savoir plus. Et je vais chercher des solutions, même si je pense effectivement comme toi que bannir totalement le plastique de nos vies est impossible.