Cécile, adepte de la cueillette de plantes sauvages a gentiment accepté mon invitation à nous rédiger un article d’introduction au sujet des plantes sauvages comestibles. Je te laisse découvrir son écrit, riche en enseignements et qui donne très envie de s’y mettre !

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Avant de penser récolter des plantes sauvages, pose toi ces quelques questions :

Connais-tu parfaitement les plantes que tu souhaites ramasser et les confusions possibles avec d’autres plantes ?

Se former à la reconnaissance des plantes comestibles se fait avec des gens qui connaissent les plantes. Les livres sont très utiles pour approfondir mais ne remplacent pas la transmission sur le terrain sauf si tu sais te servir d’une flore.

Sois à l’affût de toutes les fêtes du printemps autour de l’écologie : de plus en plus souvent sont proposées des balades plantes sauvages lors de ces manifestations. Cherche aussi dans les associations botaniques et écologiques de ta région, dans tes connaissances.

Apprendre à reconnaître et utiliser les plantes prend du temps, au début il est difficile de retenir plus de 2 ou 3 plantes à chaque sortie. On les mémorise avec tous les sens : toucher, vue, odorat, goût.

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Aimes-tu passer du temps en cuisine à laver, éplucher, cuisiner des légumes ?

Les plantes sauvages donnent un peu plus de travail, de tri et de lavage que des légumes ordinaires…

Auras-tu le temps, au retour de la cueillette, ou au plus tard le lendemain, de préparer les plantes cueillies pour les manger ou les conserver ?

Si tu peux répondre oui aux 3 questions le jour de ta balade en nature, alors prends un panier ou une musette et quelques sacs en papier ou en tissu pour séparer les plantes récoltées, un petit couteau de cuisine (pour couper les tiges qu’on ne peut couper à la main, et éviter l’arrachage qui tue la plante ), un gant en caoutchouc -pour Dame ortie.

Sur place, penses à :

  • Prendre pas plus qu’un 5ème d’une plante, toujours pour la laisser se régénérer.
  • Prélever juste ce qu’on va avoir le temps de préparer, ce qu’on pense pouvoir manger etc…
  • Prélever loin des zones polluées, routes, champs traités…
  • Se méfier des zones humides (douve du foie), des pâturages (parasites des animaux).

On peut trouver des plantes sauvages comestibles toute l’année, même l’hiver s’il est doux.

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Conserver les plantes

On conserve les plantes qu’on veut manger fraîches dans un torchon humide au frais, comme du persil. Certaines plantes se conservent à l’huile salée (ail des ours), ou cisaillées dans un beurre ou un fromage frais. D’autres seront séchées, ou mises en sirop, ou lacto-fermentées (comme la choucroute).

Des plantes que tu connais sûrement pour démarrer :

L ‘ortie : on ne prélève que les 4 feuilles du haut de la plante pour des tisanes défatiguantes, pestos, soupes, poudre d’ortie séchées et passées au mixer, cake….

Le pissenlit : pour de délicieuses salades qui drainent le foie, les racines se mangent aussi et les fleurs servent à faire la cramaillote, ou confiture de pissenlit.

Le plantain : ses jeunes feuilles se mangent dans un mesclun avec d’autres, ses fleurs se mangent à l’apéro trempées dans une pâte à beignets et passées à la poêle. Il a des vertus anti-toux, et ses feuilles frottées l’une contre l’autre produisent un jus très efficace contre les piqûres d’orties ou d’insectes (moustiques, guêpes…).

Surtout prudence, on ne mange pas une plante dont on n’est pas sûr. Bonne découverte !

Petits liens qui vont bien pour aller plus loin :




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