Huit heures.

Est-ce que c’est juste moi, qui peut me réveiller, envahie d’un sentiment diffus d’angoisse pour l’avenir et un autre de joie à la perspective de cette belle journée qui s’annonce ? Me dire qu’il n’y a aucun espoir. Que si les choses avancent, c’est bien trop lentement, bien trop difficilement. Me demander si, au final, c’est vraiment quelque chose à souhaiter, de sauver l’humanité ? Me demander si on le mérite. Si de toute façon, on n’a pas juste trop exagéré, et que la patience de tout le monde a ses limites, même celle de la Terre. Et en même temps avoir envie d’espoir. Regarder le soleil, entendre les oiseaux, imaginer Petit Lutin dans son lit. Me dire que tout ça, même si c’est insignifiant, vaut le coup d’exister, juste pour la beauté pure et sauvage de l’intensité de ces vies. Je me sens partagée entre un sentiment de lucidité terrorisant et une envie de vivre chaque instant dans le bonheur qu’il accorde sans réussir à concilier les deux pour l’instant, alors que je sens bien que c’est possible.
J’ai envie de me recoucher, et en même temps de réveiller les garçons et de danser. J’ai l’impression que ma vie est emplie de futilités, que je pourrai faire plus et en même temps, savoir qu’être tout le temps à fond, ce n’est pas possible ni même souhaitable. Je me sens coupable d’avoir acheté des vêtements d’occasion sans réel besoin pour certains et je me dis que me priver de tous petits plaisirs ne fera avancer le smilblick non plus.
Je suis partagée, entre un espoir et un désespoir profond en permanence. Noir et blanc, l’un à côté de l’autre, et une impossibilité d’en faire du gris.

Treize heures.

Après-midi pique-nique, accrobranche, copains. Exactement le genre de moments agréables que j’adore, mais dont je ne peux m’empêcher de me dire que c’est futile. Qu’il y a plus que du loisir payant et récréatif à chercher pour une vie épanouie et pleine de sens.


Notes écolo en vrac de cette journée :

♥ pour les sorties de ce type, nous faisons toujours au maximum du co-voiturage : des voitures pleines, c’est toujours moins pire.
♥ le duvet de Petit Lutin est récupéré d’enfants d’un ami, pour qui il était devenu trop petit. Faire vivre les objets au maximum, c’est important.
♥ les sucettes au chocolat sont des mini-muffins de carrot cake, recouverts de chocolat fondu, et saupoudrés de petits sucres colorés. Un cadeau de Petit Lutin à ses moniteurs d’escalade.


Le journal, c’est quelques unes des idées qui me traversent l’esprit pendant la journée ainsi que mes questionnements, notamment en matière d’écologie. Tous les articles se trouvent sur ce lien.


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