Comment nous sommes devenus écolo #1 : on mange quoi ?

Juin 10, 2016 | 24 commentaires

Avant, mon Amoureux et moi, on n’était pas écolo.

Maintenant, on a sacrément progressé, et je trouve notre mode de vie beaucoup plus écologique, serein et en phase avec nos valeurs.

Je commence aujourd’hui une série d’articles nommés Comment nous sommes devenus écolos. J’y aborderai les différents pans de notre vie quotidienne : alimentation, déplacements, vêtements…  Commençons aujourd’hui avec l’alimentation.

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Avant

Il y a dix ans, on mangeait des croque-monsieur un soir sur deux, et des pâtes au gruyère l’autre soir. Le tout de marques premiers prix, emballées dans du plastique.

On était étudiants, on n’avait pas beaucoup d’argent, et on faisait comme on pouvait, avec les connaissances en matière d’écologie que l’on pouvait avoir. Tout cela ne me plaisait pas, mais je ne voyais pas comment faire autrement avec nos micro-bourses d’étudiants.

Et puis, nous avons commencés nos thèses de doctorat, et nous avons eu nos premières paies. On s’est senti super riches !

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Les changements

On a commencé à aller au marché de producteurs près de chez nous, le samedi matin. Mon Amoureux, réfractaire à tout changement, a mis du temps à s’habituer à cette idée. D’abord, il a accepté d’y acheter quelques légumes, puis aussi le pain, et des fruits, et du jus de pomme… Petit à petit, en l’espace de 3 ans, nous y avons acheté le plus de choses possibles.

Ensuite, nous nous dirigions en centre ville à pied ou en bus, pour manger au restaurant, puis faire les courses au supermarché, que nous nous faisions livrer. A la naissance de Petit Lutin, nous avons cessé de manger au restaurant, et donc dans la continuité, d’aller faire nos courses en centre ville. Entre temps, le magasin bio le plus proche de chez nous a déménagé encore plus près de notre logement. Nous avons donc décidé d’y acheter ce que nous ne trouvions pas au marché.

Petit Lutin a 3 ans lorsque je découvre le véganisme et que je me lance. Après un mois au régime végane, je me rends compte que mon rhume permanent, qui ne me quittait pas depuis des années est une intolérance aux produits laitiers. Nouvelle révolution à la maison : je mange végétalien à tous les repas. Petit Lutin quant à lui oscille entre envie et refus de manger de la viande. Mon Amoureux en mange de moins en moins souvent, et conserve uniquement sa pizza du dimanche soir de nos habitudes précédentes.

A tout cela s’ajoute le bonheur de faire les courses en vrac : au marché avec des sacs en tissu d’abord, puis au magasin bio. J’amène mes propres sacs à vrac en tissu, et les commerçants le savent. La semaine dernière, à la boulangerie du marché, Petit Lutin tend sa pièce de 1€ à son copain – le boulanger – qui lui dit « Je sais ce que tu veux ! D’habitude on le met dans un sachet, mais toi, tu le prends sans sachet ! ».

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Maintenant

Aujourd’hui, presque tous nos repas à la maison sont végétaliens. Parfois, quand c’est mon Amoureux qui fait les courses, se glissent des œufs dans les pâtes fraîches ou les steaks végétaux car il n’a pas encore le réflexe de vérifier. Nous achetons au maximum des produits locaux, que nous complétons par des produits biologiques de petites marques familiales proposées dans notre magasin bio.

Petit Lutin mange végétarien 2 repas par semaine à l’école, en cantine bio et locale. Mon Amoureux emmène son repas au travail, végéta*ien. Et moi, je mange végétalien à la maison.

En gros, nous sommes donc végétaliens, locavores, zéro déchets, tout cela de manière conciliante. Nous n’avons poussé à l’extrême aucun de ces modes de vie : je mange parfois des avocats qui viennent d’Espagne, nous achetons du pain de mie à Petit Lutin, dont l’emballage n’est recyclé que depuis le 1er Juin, et je mange les repas où se cachent des œufs lorsque mon Amoureux a oublié de vérifier.

Je pense qu’il est important, pour avoir un réel impact sur le long terme, d’avancer dans différentes directions écologiques, cela en fonction de ses goûts et des lieux d’approvisionnement autour de chez soi. Plutôt que se focaliser un mode de vie, et d’essayer d’être parfait dans ce domaine, combiner au mieux ces 3 approches me semblent plus facile à mettre en place. Il me semble aussi important d’avancer à son rythme, car sinon tout changement risque d’être oublié bien vite.

Tout cela sont des choix personnels. Pour moi, l’important est de faire au mieux, de trouver l’équilibre pour une vie la plus écologique possible et qui ne soit pas une prise de tête au quotidien. Allier écologie, fun, et sérénité

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Et mon Amoureux dans tout ça ?

Je me souviens que mon Amoureux, pendant les années où nous avons changé toutes ces habitudes, a beaucoup râlé : sur les choix disponibles, sur les prix, sur la pluie ou la chaleur au marché, sur l’absence de viande dans nos assiettes… Il a suivi les changements, j’ai pris les choses en main. Nous sommes très différents dans ce domaine : pour ma part, j’essaie, je teste, je suis enthousiaste face aux nouveautés. Pour lui, les changements sont sources de doutes et d’incertitudes. Je crois que me voir tester et s’y mettre ensuite si je valide lui convient bien.

Interroge-le maintenant : il te fera l’éloge de l’achat direct au producteur, de l’alimentation bio en agro-dynamie, de la permaculture, des petites marques familiales, du vrai prix des aliments…

Et Petit Lutin dans tout ça ?

Petit Lutin quant à lui n’a aucun problème avec la nouveauté. Il accepte d’expérimenter, de découvrir. Il a baigné dans les changements, les grands chamboulements depuis sa naissance, et nous lui avons toujours expliqué sincèrement la raison de nos choix.

Nous essayons aussi de le laisser le plus libre possible de ses choix : manger ou non de la viande, du fromage par exemple. En début d’année scolaire, il a choisi les menus végétariens à la cantine. Puis, au bout d’un mois, il a souhaité manger de nouveau de la viande. Nous l’avons soutenu dans chacun de ses choix, en lui donnant les clés, les explications pour qu’il prenne sa décision en toute conscience. Il refuse aujourd’hui de manger du poisson, mais reste un inconditionnel de la viande dans les hamburger, même si sa réflexion dans ce domaine est très intense, et qu’il souhaite essayer de nouveaux substituts pour en trouver un à son goût.

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Après ce cheminement, je suis persuadée que chacun peut faire son parcours vers un mode de vie plus écologique qui lui correspond, et que cela peut être fun, agréable, et source de grande satisfaction. Je t’ai préparé un pas à pas, sur une année, pour t’aider toi aussi à faire partie des Happy Ecolo Family ! Nous y parlerons alimentation, et aussi déplacements, mode, beauté, minimalisme, zéro déchet… et surtout nous cherchons, non pas à suivre un courant de pensée mais la solution qui te convient à toi et à ta famille.


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Et toi, es-tu une Happy Ecolo Family ? As-tu envie d’en faire partie ? Quelle est la partie la plus compliqué au niveau alimentaire pour toi ? S’il te plaît, partage ton expérience en commentaires !

24 Commentaires

  1. Bonjour,
    Merci pour cet article de ton expérience, je trouve que c’est vraiment intéressant. De mon côté (et de ma famille, 2 bébés de 11 mois et le papa), on a démarré progressivement aussi. On n’est pas végétarien mais on a diminué nos achats de viande et on s’est tourné vers d’autres façons de consommer : Ruche qui dit oui, biocoop, ferme, marché… Je ne vais au supermarché que pour certains trucs précis. En même temps je me suis mise au vrac, même si je n’arrive pas encore à utiliser un tupperware ou un bocal chez le boucher ou le poissonnier… Mais j’y arrive pour le reste en général, sinon je prends toujours des emballages recyclables, le plus souvent en verre (et je réutilise souvent les bocaux pour stocker). On a toujours beaucoup cuisiné et là on continue, notamment à faire des repas bio et sains pour nos petits jumeaux. Comme tu dis c’est une démarche progressive, et petit à petit on a changé des choses : je fais les pâtes brisées, les pâtes à pizza moi-même, les yahourts aussi, les biscuits…C’est aussi un vraie fierté de faire soi-même et de penser à sa santé en même temps qu’à la planète ! Merci pour ce blog que je suis vraiment de près et continuez !

    Réponse
    • Merci Cécile pour ton retour et ton témoignage. Je suis ravie que mes articles te plaisent ☺☺

  2. C’est une très chouette idée de série d’articles :-) J’ai trouvé très intéressant de lire comment le cheminement vers une alimentation différente s’est déroulé/ se déroule pour chacun des membres de ta famille. C’est important de parler de cela je trouve car ça montre que même si on n’est pas d’accord sur tout au sein d’une même famille, on peut tout à fait faire des petits pas chacun de notre côté et à notre rythme, dans le respect des préférences de chacun :-)

    Réponse
    • C’est effectivement l’idée que nous essayons de mettre en pratique, en faisant preuve le plus possible d’ouverture. Merci pour ton commentaire Natasha ☺

  3. Merci pour cette nouvelle série, je me demande souvent quel est le cheminement des autres. Je me souviens aussi de notre époque étudiante, ou on mangeait ce qu’on pouvait sans réfléchir. Nous avons fait pas mal de chemin depuis: marché toutes les semaines pour les fruis, les légumes et le pain (tout en bio), supermarché bio pour le reste. J’achète végétarien, mais quand mon chéri fait les courses il ramène parfois des lardons. Et au restaurant nous prenons encore de la viande / du poisson quand cela nous fait envie. Mon chéri était aussi assez surpris au début, mais maintenant, c’est souvent lui qui en parle autour de nous (je suis plutot timide sur ce sujet…).

    Réponse
    • Oh, c’est intéressant, ça ressemble pas mal à ce qui se passe chez nous aussi ☺ Mon chéri en parle plus facilement que moi !! Il faut dire que mon végétarisme amène déjà bien trop l’attention sur moi à mon goût ;)
      Merci pour ton partage Kellya ♥

  4. Et bien c’est super chouette tout ça !
    Pour ma part nous sommes tout les deux étudiants. Je suis vegane depuis bientôt trois ans mais parfois se glisse des trucs pas tellement cools dans mes repas (poudre de lait, oeufs…) car avec la belle famille se n’est pas encore simple, mais je n’ai pas à me plaindre. Je suis avec chéri depuis un an et je l’ai connu carniste. Il a beaucoup réduit sa consommation de viande, étant très touché à la cause environnementale. Il aime beaucoup manger et découvrir la nourriture végétalienne et tant mieux. Je ne l’empêche pas de manger de la viande, du moment qu’il ne m’empêche pas de continuer d’être végane. Au final tout va bien. Maintenant on voudrait être un peu plus écolos. On commence par vraiment bien recycler les déchets, même si de mon côté j’ai encore du mal. Mais il m’aide. On va pas tarder à emménager ensemble et j’opte pour le locale et les marchés. Merci pour ton aide, c’est vraiment super !
    J’aime beaucoup tes articles, ça aide vraiment beaucoup.

    Réponse
    • Merci Anaïs pour ton chouette retour ! Vous avez l’air de bien vous compléter, c’est chouette ☺☺ Bon emménagement en chéris ♥

  5. Je découvre ton joli blog et je dois dire que c’est un vrai coup de coeur ! Ceci dit, cela me fait prendre conscience que je n’ai pas une alimentation et un mode de vie les plus sain… :/ Mais bon, j’y travaille petit à petit… J’essaie d’acheter un maximum Bio depuis quelques temps déjà, mais je suis bien trop accroc à la viande pour y renoncer totalement, je dois l’avouer !

    Mais merci pour cet article hyper instructif ! :)

    Réponse
    • Merci pour ton retour ☺ Tu peux commencer à diminuer la viande d’un quart, puis un tiers, puis moitié… Arrêter du jour au lendemain serait très compliqué et frustrant. Alors que passer par le fun de découvrir de nouvelles saveurs est tellement plus attrayant !
      Je te souhaite un bon cheminement ☺

  6. Coucou !
    Pour ma part, je suis vegetarienne depuis 3 ans et demi (j’en ai 48 !), avec des périodes plus végétaliennes; je n’ai jamais vraiment aimé la viande mais j’étais habituée, « conditionnée » donc je suis soulagée d’être ouvertement vegetarienne, car avant, j’ai toujours detesté la viande rouge « saignante » (beeerk) ou le genre abats etc, et quand on est invités, je trouve ca moins facile a dire que « je suis vegetarienne » et prendre ce qui me convient.
    Je suis aussi très soulagée d’etre enfin en accord avec mes convictions écologistes (l’elevage est le + gros emetteur de GES, j’etais tres surprise quand j’ai découvert ca !) et morales (je ne subventionne plus ces horreurs d' »elevage » et abattoirs)
    Ma fille, 14 ans, mange de la viande a la cantine de son collège, mais elle m’a dit (et j’ai trouvé ca super mignon) qu’elle etait fiere que je sois vegetarienne et qu’elle le serait aussi « un jour »; je trouve sain qu’elle ne donne le temps et le choix.
    Je fais mes courses a biocoop (sacs papier que je traine jusqu’à ce qu’ils tombent un peu en ruine ! ne pas mettre le riz ou boulghour dans ceux qui sont en fin de cycle !), un peu au supermarché pour quelques produits (et je trouve pas mal de leur montrer que le bio interesse les gens, même si on est bien d’accord, il y a bio et bio.
    Chez nous, il n’y a pas de micro ondes (« mais comment tu fais réchauffer les aliments ?? » m’ont demandé mes collègues…j’en suis restée sans voix, puis « ben…dans une casserole ! ») mais on a un lave vaisselle quand meme; un minimum de produits pour le ménage (bicarbonate et vinaigre blanc), chauffage au poele a bois; Ah, j’ai aussi declaré que le repassage n’était pas ecologique donc je n’ai même plus de fer ! bon débarras !
    Je fais attention au kilometrage en voiture, mais on vit a l’exterieur d’un village.
    Merci pour le partage !

    Réponse
    • Hihi, nous n’avons pas de micro-onde non plus, et c’est très souvent qu’on répond « Ben, une casserole ! » nous aussi… C’est fou comme cet objet est devenu un inconditionnel des cuisines dans l’esprit de tant de monde.
      Merci pour ton retour et tes idées ☺

  7. Super ce partage ! C’est vrai que c’est tout un cheminement … j’ai apprécié lire les témoignages et je nous retrouve un peu dans chacun ! Nous vivons à la campagne et avons la chance de pouvoir faire un potager … source première de notre alimentation. Nous sommes plutôt « flexitarien »; c’est-à-dire que nous mangeons de temps à autre de la viande mais uniquement d’origine connue et bio – porc élevé en plein air, broutard qui a gambadé dans les prairies …. provenant d’une petite ferme en bio-dynamie et abattus dans un tout petit abattoir biologique où l’animal est conduit par son propriétaire !!
    Fromage de brebis d’un autre petit élevage pas bien loin de chez nous … Voir la manière dont ces paysans et artisans travaillent donnent une toute autre dimension à l’élevage. Malheureusement ces petits paysans qui travaillent dans le respect de la terre et des animaux sont sérieusement menacés et personnellement nous aurions du mal à ne plus voir ces animaux brouter paisiblement dans nos campagnes. Le risque est de voir des monocultures intensives remplacés ces petits troupeaux.
    Une de nos filles est végétarienne.
    Nous complétons nos légumes via une coopérative de petits paysans-artisans. Un petit magasin bio nous permet d’acheter le reste.
    Et comme Noulou l’exprime pas de micro-ondes ici, nous produisons une large part de notre électricité (panneaux photovoltaïques), citerne à eau de pluie pour les sanitaires, les lessives …. pas de chauffage central mais poêle au bois (bois coupé par mon époux et ramené grâce au petit tracteur d’un petit forestier) Chez nous la commune met en vente les bois de la gestion communale). Bicarbonate, savon de Marseille, vinaigre et cristaux de soude sont nos produits d’entretien et lessiviel.
    Je fais le pain, les yaourts (farine et lait cru de la ferme citée ci-dessus) …. petite fille de petits paysans, la valeur de la Terre, le respect de la Vie humaine, animale et végétale a toujours été le mode de vie que j’ai vu autour de moi!
    1 voiture, 1 mobylette et des vélos pour nos déplacements … et les transports en commun.
    Nous essayons de faire notre part … dans la joie et l’épanouissement de tout un chacun.
    Nature et Progrès qui propose des ateliers d’initiations diverses a contribué au cheminement.
    Apprendre des uns et des autres est une véritable richesse et crée des liens.
    Merci pour ces échanges

    Réponse
    • Merci Marie-Françoise pour ton retour si enrichissant et complet ! C’est fou tout ce que l’on met en place ☺☺

  8. Je lis depuis une petite année votre blog que j’aime beaucoup. Je m’en inspire beaucoup pour aller toujours plus loin dans ma démarché écologique.
    Faute de temps, je ne me suis pas encore lancée dans les mini-challenges ou les débats participatifs qui me semblent tous très intéressant.
    Aujourd’hui, je fais le pas de prendre part à un débat et d’apporter ma petite brique sur « comment devient-on écolo, volet alimentation »
    L’alimentation a toujours eu une place très importante dans notre famille. Avant de devenir écolo dans l’âme, nous avons commencé par nous nourrir de manière saine, équilibrée et gourmande. Mon chéri m’a appris à ne plus manger 2 fois de la viande par jour et la part de fruit et légumes est devenu de plus en plus importante voire vitale dans notre alimentation. Notre engagement écologique a commencé par le fait d’arrêter d’acheter dans les grandes surfaces et d’aller faire la totalité de nos courses à pied : au marché et dans les magasins de proximité. Nous sommes ensuite passés progressivement aux fruits et légumes bio sans trop changer notre approvisionnement en viandes, poissons et laitages. Mais s’approvisionner en magasin bio ne nous semblait pas toujours en cohérence avec une alimentation écologique. Etait-il préférable d’acheter un légume bio faisant 1000km ou d’acheter un légume provenant d’une agriculture raisonnée dans les 100km autour de chez moi ?
    Nous avons alors décidé de combiner bio et local en favorisant l’intersection des deux autant que possible : un marché de producteurs avec des fruits et légumes de saison cultivés dans notre région, une AMAP 100% bio et locale comprenant aussi bien des légumes que de la viande, des œufs, du fromage, du pain et du vin et le magasin bio pour le vrac et les produits d’entretiens.
    Car pour nous, une alimentation écologique ne signifie pas forcément alimentation végétarienne ou végane mais une alimentation qui respecte l’environnement en consommant en petite quantité, la viande et le poisson et en étant exigeant sur l’origine de ces aliments. J’adhère complétement aux témoignages de Marie-Françoise sur le ‘flexitarien’. Aujourd’hui, les œufs et le fromage font partis intégrante de notre alimentation et je suis fière de soutenir la richesse fromagère que nous pouvons avoir en France.
    Une alimentation écologique correspond aussi à une alimentation sans gaspillage et avec le minimum de déchets. Nous avons maintenant un compost qui tourne bien et qui vient alimenter le jardin et quelques plantations potagères. Une poule serait un plus pour les petits restes qu’on ne peut pas mettre au compost et réduire encore nos déchets. Nous cuisinons tout ce que le légume peut nous offrir, au moment où il peut nous l’offrir : soupe de cosses de petits pois ou de fanes de radis. Nous faisons des conserves l’été pour avoir de la ratatouille et des pêches au sirop toute l’année. Nous n’achetons plus depuis plusieurs années de légumes surgelés. Mais nous ne sommes pas encore au zéro déchet. Nos futurs objectifs : passer d’un sac poubelle de 30l par semaine à 5 (avec 2 ados !), à un toutes les 2 semaines, continuer à désencombrer et à troquer, optimiser notre petit jardin potager suivant les principes de la permaculture.

    Réponse
    • Waou, Olivia, merci pour cet immense témoignage ☺ Que de belles idées tu nous partages !
      Huuum des pêches au sirop maison, ça doit-être délicieux. L’été dernier, un pêcher a germé tout seul sur le balcon. Nous l’avons gardé dans un pot et je me demande s’il nous donnera un jour des pêches !

  9. Je vais sans doute faire tâche mais impossible pour moi d imaginer supprimer la viande !!! Je consomme local et bio mais je suis une carnivore invétérée.

    Réponse
    • Je comprends que cela puisse paraître difficile, voir inenvisageable d’arrêter la viande : question de goûts, de façons de cuisiner. Je ne peux que te suggérer de lire « Confortablement ignorant », ainsi, tu pourras faire un choix éclairer sur ton régime alimentaire, et peut-être devenir une carnivore occasionnelle ?

  10. J’apprécie beaucoup tes articles et ton ouverture d’esprit. Chez nous, les changements viennent sur le tard, vu que je suis une mamie de 61 ans, mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Du côté domestique, on n’a gardé que le savon noir, le vinaigre, le bicarbonate et du produit vaisselle maison verte. Je fais la vaisselle à la main et c’est ce qui me convient pour le moment. Je vais à la Ruche qui dit Oui et auprès d’un producteur bio local pour acheter plein de légumes, des fruits, le tout de saison. Je fais tout notre pain avec de la farine bio mais avec de la levure classique car je n’aime pas le goût un peu sûr du levain. Je cultive les herbes et récolte aussi les orties, le plantain pour de bonnes soupes et salades. Le pissenlit, j’ai essayé mais je n’apprécie pas. On a des pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers, un figuier, des noisetiers qui n’ont jamais vu l’ombre d’un traitement pesticide. Pour la viande, j’en mangeais peu car je n’en raffolais pas, depuis l’enfance. Tout d’un coup, elle m’a carrément inspiré un violent dégoût et donc, je l’ai supprimée sans douleur :) Mon mari en mange toujours, mais moins qu’avant. J’ai conservé le fromage, dont je raffole et les oeufs. Je fais beaucoup de recyclage car j’ai une machine à coudre. Donc, tout retrouve un nouvel usage mais par contre, si c’est en bon état mais pas à ma taille, je préfère donner. Reste à nous débarrasser des montagnes de bibelots, photos, livres etc… qui encombrent ! Encore merci pour les bonnes idées que tu nous donnes

    Réponse
    • Waou Christine, merci pour cette myriade d’idées ! Et bon courage pour le tri ☺

  11. Bonjour, et merci pour cet article!
    De notre côté, en AMAP 100% bio absolument TOUT ce qui se mange depuis 8 ans (nous avons la trentaine): légumes, fruits et dérivés, pain, viande, œufs (Nature et Progrès), fromages de chèvre.
    Nous continuons à manger de la viande, mais en faible quantité.
    Par contre oeufs et fromages de chèvre nous n’avons pas l’envie d’arrêter, n’en voyons pas l’intérêt, ne souhaitons pas être végétaliens ;)
    Nous connaissons tous les producteurs de notre AMAP, ainsi que leurs terres et animaux, que nous visitons régulièrement avec nos bambins.
    Nous sommes locavore au maximum. En ce sens, nous fournir en magasin bio ne nous semble pas cohérent pour certains produits (fraises d’Espagne, en hiver!?!?!?), et favorisons la relation directe consommateur producteur, et donc, ses produits du moment. En ce sens, pas de Ruche qui dit oui ;)
    Pour le ménage, nous n’avons plus que citron, bicarbonate et vinaigre blanc ;)

    Réponse
    • Merci pour ton retour Ludivine ! J’ai beaucoup aimé faire partie d’une AMAP moi aussi, et j’aime aussi privilégier le local au maximum. Nos courses en magasin bio sont d’ailleurs toutes petites, car nous achetons le maximum au marché de producteurs.
      Je n’ai jamais vu de fraises en hiver dans mon magasin bio : ils s’engagent à ne rien vendre venant de serres chauffées. Le contraire serait à mon sens totalement illogique, comme tu le soulignes !

  12. Merci pour ce billet très intéressant ;) C’est important de parler de tout ça, ça permet de se sentir soutenue et moins extra-terrestre quand on n’a personne dans son entourage qui partage ses convictions!
    Je suis complètement végétarienne depuis presque 18 mois (mais avant ça, je ne mangeais de viande que chez les autres depuis pas mal de temps), c’est encore parfois compliqué avec mon entourage, mais en général ils respectent mon choix (ce qui ne les empêche pas de faire des remarques désagréables parfois).
    Je mange encore des oeufs, quelques produits laitiers et du miel, mais j’essaie de les remplacer petit à petit par des produits végétaux. Je ne pense pas que je serais complètement végétalienne un jour, à moins d’avoir quelqu’un qui fasse les courses et cuisine pour moi à plein temps ^^ C’est peut-être difficile à croire, mais dans ma campagne, il est plus compliqué de manger bio qu’en ville! En plus, je déteste cuisiner, alors il faut que ça reste simple d’équilibrer mon assiette.
    Je fais partie d’une AMAP, mais nous sommes stigmatisés par la commune (certains élus sont agriculteurs et loin d’apprécier le développement du bio alentours, même timide), qui nous met des bâtons dans les roues depuis le début. C’est d’autant plus difficile de ne pas se décourager que nous en sommes déjà à 2 maraîchers en 2 ans et que nous allons en chercher un 3e, car les paniers ne sont toujours pas satisfaisants et les maraîchers bio peuvent être autant de mauvaise foi et mal embouchés que les autres!
    J’ai aussi totalement revu ma routine beauté-hygiène et j’ai constaté une énorme amélioration à tous les niveaux, sauf pour mes cheveux, je n’arrive pas à trouver les produits qui me conviennent et je ne souhaite pas passer au no-poo. C’est vraiment frustrant, mais je m’obstine!
    Exit aussi tous les produits d’entretien du commerce, vive le vinaigre blanc, le bicarbonate et les huiles essentielles!
    Je recycle et remploie depuis toujours tout ce qui peut l’être, mais maintenant j’évite en plus le jetable (économique en plus d’être écologique!) et j’essaie d’acheter des objets de meilleure qualité qui vivront plus longtemps.
    Là où j’ai un gros effort à faire, c’est sur les emballages. Parce que c’est difficile ici de trouver du vrac ou des producteurs bio locaux, je n’arrive pas à diminuer ma poubelle jaune et certains plastiques malgré mes efforts… Mais grâce à des blogs comme le tien, je m’améliore petit à petit, alors j’espère que tu continueras encore longtemps à nous faire bénéficier de tes expériences :)

    Réponse
    • Merci pour ton retour si complet ☺☺ Je te crois facilement lorsque tu me dis que c’est plus facile de trouver de quoi manger bio/local/végéta*ien en ville ! Les magasins sont plus abondants tout simplement car la demande est plus concentrée !

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