La face cachée de la Maman bienveillante #1 : Chuuuuut, j’ai besoin de penser !

Avr 1, 2016 | 29 commentaires

Petit Lutin est adorable.

Le plus chou des enfants – c’est un point de vue très personnel. Il est curieux, attentionné, vif, rigolo… et il est bavard.

Petit Lutin est tout le temps en train de parler. Oui, je dis bien tout le temps.

Il discute énormément, et lorsqu’il n’a pas quelque chose à te dire, il pense tout haut. Lorsqu’il a une chanson en tête, il chante tout haut. Il veut participer à toutes les conversations, même quand le sujet ne l’intéresse pas ou qu’il ne comprend pas. Ça a un côté très mignon et attendrissant.

Mais des fois, j’ai juste besoin de penser. Et pour ça, j’ai besoin d’un calme relatif.

Besoin de me concentrer à vélo pour le passage d’un carrefour délicat à vélo. Je demande à Petit Lutin de se taire. Il est conciliant, ok, il se tait. Et 10 secondes plus tard, entonne une chanson ou pose une question, car il a, très sincèrement, oublié qu’il devait se taire. Parfois j’ai peur, alors je crie, pour qu’il se taise là maintenant. Lui ne comprend pas, il pleure. Il a vraiment essayé. Alors j’explique que j’ai eu peur, mais il reste que tout le monde se sent coupable.

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Imagine la scène.

Tu prépares les affaires pour aller faire de la luge, et Petit Lutin demande, avec un besoin important pour lui d’avoir une réponse rapidement : pourquoi des fois, on voit la Lune aussi dans la journée ? Toi, tu es là, au milieu des paires de moufles et des combis, à vérifier que tu as les chaussettes chaudes pour tout le monde et un bonnet chacun pendant que ton Amoureux prépare le picnic. Tu expliques une fois que tu n’es pas disponible pour l’instant, et que tu répondras plus tard. 30 secondes plus tard, et bien, on est plus tard, et Petit Lutin pose de nouveau sa question, assortie d’une seconde, parce qu’il a eu le temps de réfléchir à autre chose. Au bout de 4 fois, tu expliques que tu en as marre d’être interrompue tout le temps, que tu vas finir par oublier quelque chose. Mais Petit Lutin, il n’arrive pas à se taire. Au mieux, il va jouer dans sa chambre tout seul, en chantant à tue-tête. Au pire, tu finis par t’énerver parce que tu as besoin de réfléchir et que là maintenant, la Lune, tu t’en fiches. Et quand tu arrives sur la piste de luge, tu te rends compte… que tu as oublié la luge !

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Parfois aussi, j’essaie de discuter avec mon Amoureux. Des trucs tous bêtes, du genre comment on s’organise demain avec ta sortie piscine et mon ramassage d’herbe et de foin pour la lasagne de culture. Théoriquement, en 3 minutes, la solution est trouvée. C’est sans compter qu’on se fait couper la parole à chaque phrase parce que Petit Lutin nous raconte que à l’école sa copine V. a dessiné un château ou que G. sait maintenant lire comme une grande alors qu’elle est même pas au CP. Et 20 minutes plus tard, alors que c’est la 5ème fois de la journée que ça se reproduit, je sais même plus ce que je voulais dire, et j’ai envie de hurler «Tu peux la fermer là maintenant juste 5 minutes ?». Et je me sens mal, parce que cet enfant, il est juste trop chou avec ses réflexions, ou qu’il nous a coupé la parole pour nous dire qu’il nous aime fort

connaitre-ses-propres-emotions-et-sentiments-clementine-la-mandarine

Alors, on essaie de mettre des techniques en place.
Bien entendu, on prend le temps de vraiment discuter avec lui, en étant attentif à ce qu’il dit.
On laisse les affaires thématiques d’une saison dans la voiture : la luge, les skis ne sortent plus du coffre en hiver.
Quand on prépare les affaires pour les sorties du week-end, Petit Lutin regarde la télé, de préférence un dessin animé avec des jeux dedans, comme ça il est concentré.
Quand on discute avec mon Amoureux, et que Petit Lutin a un truc à dire – et qu’il y pense et que c’est possible ! – il met sa main sur l’épaule, pour demander la parole. Nous, on s’arrange pour lui donner rapidement, même si ça n’a rien à voir.
Dans la voiture, Petit Lutin a un baladeur CD avec un casque au son bridé. Comme ça, il chante un peu mais nous, on n’entend pas sa musique, et on peut se concentrer sur la route et discuter.

Même comme ça, des fois, on est juste saoulé, au sens premier du terme. Trop de mots. Pas assez de silence. Pas de pauses. Et c’est très difficile de rester calme.

Ben oui, c’est pas facile la bienveillance des fois.

Et toi, tu as des enfants bavards ? Tu le vis comment ? Tu as des astuces pour mettre leur parole en pause parfois ? S’il te plaît, partage ton expérience en commentaires.

Petits liens qui vont pour aller plus loin :

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29 Commentaires

  1. Je vois TRES bien de quoi tu parles… multiplié par 4, ce n’est pas une sinécure !

    Réponse
    • OH lala je n’imagine même pas !

  2. Ohlala, j’ai l’impression que tu parles de chez moi !! C’est parfaitement décrit et complètement ça …

    Mon “grand” a 5 ans 1/2, mon “petit” 2 ans 1/2 et les 2 sont TRES bavards !
    Loulou a toujours des choses à raconter, des réflexions, des questions, il chante -tout haut-, “marmonne” aussi beaucoup pendant qu’il joue, mon petit Loup est bavard et vraiment dans l’âge des “pourquoi” à n’en plus finir … de sorte que parfois j’ai le sentiment d’être réellement harcelée et d’être une “machine à répondre”. Je dois parfois répondre simultanément à des questions existentielles “comment les saisons elles arrivent”, “pourquoi nous on parle pas anglais” tout en essuyant les fesses de l’un et raccommodant le masque de Zorro de l’autre …

    En terme de techniques pour ne pas exploser, parfois je lui demande de finir ce qu’il est en train de faire ou a à faire (mettre ses chaussures, se laver les dents, enfiler son manteau) et que je lui répond après. ça me fait quelques secondes de répits.
    Je leur demande d’attendre que je termine ce que je suis en train de dire à Papa.
    La technique de la main sur la main fonctionne parfois aussi …

    Et puis les soirs où vraiment mes oreilles saignent (!!) et manquent de silence, je leur dit tout simplement : “les garçons, je suis fatiguée, j’ai mal aux oreilles, j’ai besoin d’un tout petit peu de calme et de silence” (parfois ça marche et je savoure 30s de silence, parfois ça ne marche pas et je regarde la pendule et calcule les minutes qui me séparent du 20h30 adoré …).

    Et quand je vois la taille de mon commentaires (et encore je me suis retenue), je comprend mieux pourquoi ils sont si bavards … ;)

    Réponse
    • Hihi merci pour ton commentaire plein de solutions et d’humour ! Je visualise tellement les situations dont tu parles !

  3. Bonjour
    j’ai le même problème multiplié par 8, 10, 12 parfois plus … je suis anim’ en centre de loisirs et en TAP. Donc même s’ils ne sont pas tous bavards à ce point, y’en a toujours un pour demander quelque chose alors que toi t’es naze et que même si t’as préparé ton intervention t’y arrive pas car tu n’arrive pas à rassembler tes neurones et qu’on plus tu as la contrainte du temps et des objectifs pédagogiques (surtout en TAP). S’ajoute à cela l’apprentissage du vivre ensemble et de laisser la parole aux autres quand on est pipelette ou je-sais-tout ou que l’autre à piqué la colle ou que sais-je encore !!! Bon je sors de l’école et on est vendredi …

    Réponse
    • j’oubliais : on est pris pareil entre d’un coté laisser s’exprimer ceux qui en ont besoin, essayer de faire s’exprimer ceux qui ne le font pas, être bienveillant et que ces petitous s’épanouisse et de l’autre un minimum de discipline pour que ça se passe pas trop mal … pas facile de ne pas crier
      ah oui, y’a celui qui profite que tu es “connecté” avec un pour lui expliquer ce qu’il n’a pas compris pour filer à l’anglaise …
      je les adore !

    • Et ben, ça n’a pas l’air de tout repos tout ça !

  4. Oh oui je connais aussi cette situation, mon grand bientôt 6 ans est ce que j’appelle un barde, il chante et parle, parle parle encore.
    La petite 4 ans et demi, ne veut pas être en reste, et cause cause et cause encore… du coup tout les 2 se chamaillent a cause du temps de parole… :(
    Dans la voiture, je ne peux même plus écouter ma musique car j’ai 2 jukes box a l’arrière qui ne fredonnent pas toujours la même chanson ou pas au même rythme et rebelote… quand ce ne sont pas des questions existentielles pour eux… bref, parfois je sature et à part leur demander d’aller jouer plus loin je temps que je finisse ce que je suis en train de faire, que l’on reviendra sur sa question plus tard, je n’ai pas trouvé d’autres solutions

    Réponse
    • Tous ces commentaires sont si rassurants : Petit Lutin n’est pas un cas à part, ouf ! Merci pour ton retour ☺

  5. olala j’ai comme une impression de déjà vu ;-) Je n’ai malheureusement pas de solution miracle… ce qui est drôle c’est que lorsqu’ils sont petits ont aimerai bien avoir 5 minutes sans paroles… et quand ils sont ados, on se tracasse parce que d’un coup ils deviennent très silencieux avec les parents :-/ ! Je suis d’ailleurs en train de lire le livre L’Adolescent Autrement chez Jouvence qui est un très bon guide pour la relation parent-ado !

    Mon seul “truc” avec mon plus jeune c’est passer le relai : quand je sens que je sature, je demande à mon conjoint de prendre le relai un petit quart d’heure, je m’isole dans un endroit sans bruit et je goûte ces minutes silencieuses avec délice :-)

    Réponse
    • Ah oui, nous faisons ça aussi. Le mercredi, après de délicieuses journées avec Petit Lutin, dès que son père rentre, je lui passe le relais. Parfois, comme aujourd’hui, jour de pluie où nous sommes très peu sortis, le pauvre a à peine le temps de se déchausser avant que je dise “je vais dans l’atelier, à tout à l’heure les p’tits choux !”

  6. Que ça fait du bien de lire de la réalité en ligne, ce quotidien si plein d’amour mais aussi d’obstacles et imparfait. Merci Clémentine pour cette tranche de vie, j’attends les suivantes avec impatience :-)

    Réponse
    • Merci Emilie pour tes encouragements ♥♥

  7. Les chiens ne faisant pas de chats, chez nous, la niveau sonore est trèèèès élevé : ma grande (5ans) n’est jamais en retard d’une question existentielle ni d’une colère, ma cadette (3 ans) est une comédie musicale à elle toute seule : une phrase = une chanson…. (si quelqu’un ose évoquer une certaine Elsa devant elle, je l’envoie sur la lune : libérééééé-moi les oreilles, SVP !!!), et miss 3, 14 mois, qui huuuurle pour qu’on la regarde faire un signe (pour demander du chocolat, une tétée, un câlin).

    Ben moi, je switch. Je ne sais pas vraiment comment ; c’est comme si mon organe de l’audition n’était plus connecté à mon cerveau. Enfin, suffisamment pour répondre à un appel d’outre toilette (le si poétique “J’ai fini de faire caaaacaaaaaaa !), rattraper une exploratrice qui tentait d’escalader l’étagère, ou éviter un objet volant non-identifier, mais je ne suis plus vraiment-là. Comme en pleine méditation : hop, je me dissocie, mon corps en mode automatique, et mon esprit dans ses pensées !

    Il vaut mieux que ce soit moi qui plane qu’envoyer mes adorables moulins à paroles par la fenêtre, n’est-ce pas ?!! :P

    Quand leur père pète un câble, je lui rappelle qu’il a passé une bonne partie de son adolescence en concert de hardrock et métal… Alors il pousse un gros “cris qui fait peur” : ça le défoule et fait rire nos miss !
    C’est marrant comme le bruit ne dérange plus quand on participe aux décibels ! :D

    Réponse
    • Hihi, j’essaie d’imaginer la scène du concert de Hard Rock chez vous ! Quelle chouette idée ☺
      J’ai un temps réussi à switcher moi aussi, mais là, c’est trop, je n’y arrive plus. Comme si je n’étais plus capable de cette concentration ^^

  8. J’imagine que trop bien ce que c’est même si je ne suis pas maman. J’aime beaucoup le conseil d’oops de participer aux décibels ! ça a le mérite de montrer joliment qu’on est fatigué et ça détent l’atmosphère.
    Je ne sais pas si j’ai la solution mais je pensais à quelque chose : Quand tu cherches des moufles, pourquoi ne pas lui dire que tu cherches les moufles ? Ou faire comme lui, penser à voix haute. Du coup ton occupation devient visible et il comprends. L’intérêt serait aussi que tu peux l’impliquer dans ce que tu fais et tu as moins de choses à gérer. Imagine un lutin qui t’aide à préparer les affaires et qui t’aide à réfléchir à ce que tu as pu oublier ?!
    Idem pour le vélo, si tu as besoin de silence pour le carrefour, si tu le dit explicitement, pendant tout le carrefour il sait ce qu’il doit attendre pour reparler.
    J’imagine très bien aussi le “ah j’ai pensé à une truc mais je l’ai oublié et j’ai besoin de temps et de silence pour le retrouver”, je crois que c’est le gros de ton article. Pourquoi pas mettre en place une gestuelle sur ces moments-là. Supposons le signe du temps mort que tu fais avec les mains, le temps de retrouver ton idée et dès que tu l’as, tu défais le signe, signe pour lui qu’il peut reparler.
    Je crois qu’en fait, quand tu demande du temps et du silence, rien ne sert de le chiffrer en minutes car ça n’a pas de sens, ni pour lui ni pour toi. Il vaut mieux dire pourquoi et donnez un signe visible de quand ton besoin est satisfait. Et surtout, lui donner la possibilité de t’aider à ce que tu es en train de faire.
    En fait c’est la base de la communication non violente, mais je suis sûre que tu le sais déjà. C’est magique comment on peut toujours avoir à apprendre au quotidien sur ce sujet.
    Et puis quid de lui parler comme tu nous as parlé ? Peut-être qu’il a des solutions à te proposer ? Et si elles viennent de lui, ça sera les plus effaces qui soient.
    Bisous

    Réponse
    • Faire participer Petit Lutin est souvent encore pire lorsque je suis agacée/concentrée/… Il faut bien se rendre compte qu’à 5 ans, il faut donner les consignes une par une : prends les moufles qui sont dans le placard, à tel endroit, et mets les dans le sac, ici. Puis fais ci ou ça. Et finalement, ça prendre plus de temps et de ressources que de faire les choses soit même, et surtout, ça me coupe encore plus dans la préparation. Parce qu’il ne va pas trouver du premier coup, ne va plus se rappeler la consigne ou ne va pas faire la chose en question parce qu’il sera tomber sur un jouet plus intéressant en court de route et aura oublié !

      Quant à demander avant, expliquer les choses, bien entendu, nous le faisons. Et Petit Lutin fait vraiment l’effort de se taire, mais il oublie très vite la consigne !

    • Ah oui, déjà testé très souvent, sans succès !

  9. Mis en place ici (deux minettes de 4 et 3 ans, la première plus bavarde que la seconde): le lieu pour crier, chanter à tue-tête, c’est la salle de jeu (du coup on leur demande pas de se taire, juste de bouger). Petit à petit on essaye de leur apprendre la patience: on fini ce qu’on a a se dire (entre adulte ou d’adulte à enfant) avant de commencer la nouvelle conversation (on fini et après c’est ton tour). Sans succès pour le moment, attendre un peu avant de répéter une demande.
    On utilise beaucoup la pendule, aussi bien ne pas être en retard (notre pendule à des couleurs donc sur le orange il faut s’habiller, le jaune mettre des chaussures), mais parfois aussi pour les temps calmes (toi tu as fini ta sieste mais moi pas, quand l’aiguille est sur le jaune j’aurais fini, en attendant tu t’occupe sans faire de bruit).
    Parfois on annonce à l’avance: on lit une, 2 , 3 histoires, ils ont droit de dire 2 choses avant de se coucher, avec ma petite sœur c’était je répond à trois question et après c’est fini pour aujourd’hui

    Réponse
    • Merci pour toutes ces idées ! Sympa la pendule à couleurs ☺
      Nous essayons aussi de faire bouger Petit Lutin vers sa chambre pour continuer son bruit, sans grand succès pour l’instant. Je suppose qu’il lui faut le temps d’assimiler cette nouvelle règle !

  10. Bonjour :)
    Non je n’ai pas encore d’enfant..Mais je trouve ton discours très juste. En général tout simplement que ce soit avec des adultes ou des enfants c’est difficile d’être bienveillant en tout temps. Et des fois on a juste envie de crier sur les autres ou de s’enfermer dans notre bulle sans communiquer avec personnes juste parce qu’on en a marre de toujours être bienveillant avec tout le monde. Du coup ton article est très intéressant car il pointe du doigts la culpabilité qui en ressort… Malgré tout si ton petit est si éveillé et curieux et qu’il ose vous couper c’est qu’il sait que vous l’écoutez et au final la bienveillance lui permet d’évoluer et de s’épanouir et c’est génial.
    Bon courage :) et merci pour cet article :)

    Réponse
    • Merci Sara pour ton retour ! Oui, je suis entièrement d’accord : il n’y a pas qu’avec les enfants que la bienveillance est parfois compliquée. Et s’enfermer dans sa bulle est certainement très utile à l’équilibre de chacun ☺

  11. avec 4 zozos curieux et intéressés par bcp de choses, ce que tu décris n’est pas un cas exotique ; mais cela m’évoque 2 choses :
    -d’une part, lorsqu’il y a une fratrie, les parents sont (un tout petit peu) moins sollicités dans la mesure où parfois, on peut “renvoyer” les enfants à leurs jeux entre eux pour mener à bien une discussion entre adultes. Evidemment, je parle des cas rares où ça se passe bien, sinon ça peut au contraire devenir un bazar exponentiel. Mais disons que parfois, les centres d’intérêt des enfants trouvent plus d’échos chez les autres enfants que chez les adultes et c’est très bien comme ça (ils peuvent comparer les mérites des chevaux blancs et des chevaux noirs pendant des heures entre eux, et heureusement qu’ils ne nous prennent pas à partie pour ça !). Egalement, ils savent instinctivement mieux, quand ils ont des frères et soeurs, que les parents ne sont pas toujours disponibles
    -d’autre part, enseigner le silence aux enfants est une vraie nécessité : pas juste parce que moi, ici et maintenant, je suis fatiguée ou pas dispo, mais parce que savoir vivre en silence est très nécessaire dans la vie : pour être disponible et attentif à autrui, pour contempler le monde extérieur, pour écouter sa “voix intérieure”, pour devenir capable de percevoir des choses infimes (les sentiments de l’autre ne sont pas toujours accessibles à grand bruit, il faut savoir regarder, écouter ; et la beauté du monde/de l’art ne se donne pas dans le brouhaha). Donc même si on croit leur faire violence ici et maintenant en exigeant le silence, c’est au coeur de l’apprentissage des frustrations et dans une optique à plus long terme, qui n’est pas à la portée de leur maturité de maintenant et pourtant c’est un beau cadeau, à long terme, que nous leur faisons…

    Réponse
    • Merci pour ton retour ! J’aime bien ton second point sur le silence nécessaire pour écouter soit-même, autrui, contempler ☺☺

  12. Bonjour,
    je viens de tomber sur cet article qui date un petit peu mais qui me fait réagir. Je travaille avec des enfants de 3 mois à 6 ans et certains ont beaucoup de choses à dire! Il ya différentes situation. Un enfant qui papote, raconte sa vie.. je le laisse et l’écoute et quand je n’ai plus trop envie ou sature je lui dit que je ne peux plus écouter et qu’on pourra reprendre cet échange à un autre moment ( qu’on peut même définir ensemble. En groupe avec les maternelles je propose des “temps de parole” où chacun peut raconter ce qu’il a envie, son rêve, son week-end, son humeur… Ils adorent ces moment et apprennent à s’écouter les uns les autres. Ça peut vite partir en cacophonie et il faut rappeler la règle du “chacun son tour” à plusieurs reprise.
    Pour les enfants qui posent des questions, pour quoi les nuages ça fait de la pluie? Pourquoi les bananes deviennent marrons? Pourquoi? Pourquoi? Généralement je retourne la question à l’enfant : “qu’est ce que tu en penses?”ou “a ton avis?”. Ils réfléchissent à leur propre question et prennent leur temps. On peut aussi renvoyer à quelqu’un d’autre pour des questions spécifiques par exemple sur un sujet qu’on ne connait pas du tout : ” à qui pourrait on demander cette information?” ” Peut être que nous trouverons un livre à la bibliothèque qui parle de ce sujet”..
    Voilà pour ma petite contribution,
    bonne journée =)

    Réponse
    • Merci Camille pour le partage de tes astuces, qui s’appliquent très bien notamment pour les enfants en collectivité ☺☺

  13. Ah oui!!!! Maman de 3 nenettes adorablement bavardes c est tres difficile. Surtout que je travaille avec des enfants alors certains jours c’est juste trop trop trop plein, je reve de silence!
    D’ailleurs je remarque que de plus en plus d enfants ont comme peur du silence. Ca provoque en eux une anxiete du vide comme une page blanche et ils font du bruit juste pour entendre quelque chose.
    Courage avec les annees ils comprennent.
    Le plus important c est de ne pas les enfermer dans des appareils qui vont les isoler, les murer… on aura besoin de leur bavardage a l age de l’adolescence!!!!

    Réponse
    • Merci pour ton retour Cécile, et bon courage à toi !!

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