Tu t’es déjà retrouvée soudainement stressée quand tu lis les nouvelles du monde ? Quand tu découvres des chiffres qui te donne envie de pleurer – par exemple, il ne reste que 4% de mammifères qui sont sauvages dans le monde, le reste, c’est de l’élevage ? Quand tu entends que le gouvernement a – encore – pris une décision qui va à l’encontre du bon sens écologique et du bien commun et que ça te donne met tellement en colère – par exemple, la loi Duplomb #2 ?
Tout cela peut être des symptômes d’éco-anxiété.

L’éco-anxiété, c’est quoi ?
L’éco-anxiété, c’est quand on est anxieuse à cause de l’écologie et de toutes les menaces qui pèsent sur la vie sur notre planète. C’est quand on se sent impuissante face aux problèmes environnementaux actuels : dérèglement climatique, disparition de la biodiversité… et que ce sentiment de fatalité entraine :
- de la colère : notamment contre les gouvernements et les personnes qui ne font rien pour changer les choses
- de la tristesse : d’avoir conscience de tout ce que l’on est en train de détruire, de perdre
- du stress, de la peur : au sujet de la vie future pour soi et pour les autres, dans ce monde où les conditions de vie vont en se dégradant
Quelque part, quand je pense à cette définition, j’ai envie de dire, l’éco-anxiété, c’est ce que l’on ressent quand on est au courant de l’état du monde et de la façon dont il est dirigé et qu’on a un peu d’empathie pour le vivant et un peu de bon sens en réfléchissant à sa propre vie et celle des Lutin·es de son entourage. Bref, un sentiment logique, qui montrerait que l’on est plutôt saine d’esprit ; une réaction normale face à une menace réelle.

Pourquoi on ressent de l’éco-anxiété ?
On ressent de l’éco-anxiété lorsqu’on a conscience de la dégradation de la biodiversité et du climat et aussi en même temps du manque d’actions mises en oeuvre pour rétablir l’équilibre. La conscience de ces problématiques nous amène à penser à des sujets complexes, comme la mort – de la nature, de la biodiversité, de celle des humain·es et la notre – ou l’absence de sens – pourquoi se battre contre ces folies, quel est le sens de tout cela ?
D’autres raisons peuvent aussi être évoquées :
- une impossibilité, dans notre société, d’être les personnes que l’on a vraiment envie d’être, d’aligner nos valeurs avec nos actions – pour des raisons financières, de temps à disposition…
- l’isolement, et la sensation que trop peu de personnes se sentent vraiment concernées par ces problématiques
- etc.

Et on fait quoi ?
Même si ce sentiment d’éco-anxiété semble donc logique à éprouver dans notre société actuelle, vivre dans l’anxiété, ce n’est :
- pas agréable au quotidien, ni pour soi, ni pour les autres : l’anxiété finit pas dicter le quotidien, s’immiscer dans tous les choix, les rapports à l’autre… Se sentir anxieuse est désagréable, on vit avec un poids permanent, on dort mal, on n’a plus d’énergie pour rien, les problèmes prennent toute la place et la joie a du mal à se frayer un chemin. C’est aussi difficile pour l’entourage, quand la personne va peut-être se mettre à juger chaque action de son entourage, vouloir faire tellement à l’échelle individuelle qu’elle va rendre la vie avec elle complexe…
- pas souhaitable si l’on a envie que les choses changent : l’anxiété peut bloquer tout action, nous engouffrer dans une spirale où, épuisée de notre énergie à stresser sans cesse, on n’a pas l’envie de faire collectif pour participer à changer la société. Hors, c’est bien ainsi que l’on pourra avoir un poids : collectivement, en s’engageant ensemble.
Alors, comment faire pour aller mieux soi et participer à faire aller le monde mieux ? C’est ce que je te propose d’explorer dans les articles de la série Éco-anxiété, comment agir ? dont la publication est prévue dans les mois qui viennent.
Et toi, tu ressens de l’éco-anxiété ? Tu te retrouves dans ce constat ? Quels sujets sur l’éco-anxiété aimerais-tu traiter ? S’il te plaît, partage ton expérience et ton point de vue en commentaires.
Cet article fait partie de la série d’articles sur l’éco-anxiété. Retrouve les autres articles :




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