Comment se défaire des « je dois » et « il faut »

Sep 20, 2023 | 0 commentaires

Je dois repasser les vêtements.

Il faut que je fasse le ménage.

Je devrais faire du sport. C’est normal que le travail soit pénible.

Tu dois bien travailler à l’école. Tu dois prendre ta douche.

C’est fou le nombre d’injonctions que l’on peut prononcer par jour. C’est fou ce nombre de règles que l’on s’impose à soi-même. Des règles souvent plus ou moins imaginaires, souvent tellement ancrées en nous qu’on ne se rend même pas compte qu’elles régissent une partie de nos vies. Alors qu’en fait, ce ne sont pas vraiment des règles, pas des vérités. Juste des idées que l’on ne remet pas en question tant elles nous accompagnent depuis toujours.

Qu’on se le dise. Il est normal d’être influencé par son entourage, sa culture, les personnes avec qui l’on a grandi, les personnes avec qui on vit, que l’on voit au quotidien. Il est normal d’avoir ces règles et de ne pas avoir conscience de toutes celles que l’on suit. Et à moins de tout remettre en question comme Descartes – Cogito ergo sum, toussa toussa – et bien, nos quotidiens suivront des règles plus ou moins conscientes.

Pourquoi remettre en cause les règles imaginaires ?

Pour éviter de vivre sa vie à moitié par dit !

Qui a envie que sa vie soit partiellement contrôlée par des injonctions, sans même être sûre qu’elles lui conviennent, sans même s’être posé la question « Est-ce que c’est ce dont j’ai vraiment envie ? Est-ce c’est ainsi que je veux vivre ? ».

J’ai suivi pendant très longtemps l’injonction « Je dois dormir 9h par nuit pour être en forme ». Sans le vouloir, c’est ma Maman qui m’avait transmis cette croyance, car elle avait besoin de ces 9h de sommeil quotidien. Alors je me couchais super tôt, j’étais super stressée dès que je mettais plus de 30 minutes à m’endormir car j’allais manquer de sommeil, je paniquais dès qu’il y avait un peu de bruit dans l’immeuble ou la rue… Et puis, c’est en réfléchissant autour du sommeil avec les matelas Emma que j’ai réalisé que c’était une croyance, rien de plus. Et depuis, je dors moins, et je suis bien plus en forme !

Remettre en cause les règles imaginaires, les injonctions que l’on s’impose, c’est reprendre le contrôle de nos vies, et choisir au lieu de subir.

Se rendre compte des règles imaginaires que l’on s’impose

Alors comment se rendre compte que tu t’imposes des injonctions ?

Il s’agit ici de te rendre compte que que tu ne subis pas une obligation et qu’au contraire, tu fais un choix. Cette étape est difficile, car ces règles imaginaires, ces « il faut« , « je dois », « il est normal que », « tout le monde pense que », « ça ne se fait pas de » sont tellement ancrés que l’on ne se rend plus compte que l’on fait un choix.

Souvent, lorsque tu suis une injonction qui ne te convient pas, tu vas ressentir :

  • de la frustration
  • de la pression
  • de la honte
  • de la culpabilité
  • de la résistance
  • un manque d’alignement
  • etc.

Lorsque tu ressens cela, demande-toi :

  • quelle attente sociale, quelle norme essaies-tu de suivre ?
  • quelles attentes perçois-tu dans ton environnement proche ?
  • que ferais-tu si tu n’avais pas peur du jugement des autres ?
  • est-ce que tu fais ça juste pour faire plaisir aux autres, même si ça ne te convient pas ?

Les réponses à ces questions te permettront de te rendre compte si tu es bien face à une injonction, une règle imaginaire que tu t’imposes.

Se défaire des règles imaginaires qui nous desservent

Il y en a certaines injonctions que tu peux avoir envie de garder car elles te font aller dans le sens où tu le souhaites. Par exemple ne pas cuisiner de viande chez toi, une habitude transmise par tes parents qui te convient bien pour avoir une alimentation écologique.

Et puis, il y a des règles imaginaires qui te brident, t’empêchent d’aller vers la vie dont tu as envie, de réaliser tes rêves… Et pour celles-ci, et bien pourquoi ne pas s’en défaire pour les remplacer par des règles qui te rendent service ? Si je reprends mon exemple du sommeil, la règle « Je me couche dès que je suis fatiguée » est une règle qui est à mon service. Elle est différente de celle que je m’imposais avant, tout en ayant le même objectif.

Pour remplacer la règle, il y a deux étapes :

  • comprendre d’où vient cette règle et ce qu’elle t’a apporté jusque là. Parfois, on suit tout simplement une règle sociale car notre cerveau nous propose : tout le monde fait ça, ça leur réussit bien donc on va faire pareil plutôt que de prendre le risque de faire autrement. C’est ainsi que des générations de femmes s’épilent les jambes.
  • la remettre en question pour trouver une nouvelle règle qui soit vraiment à ton service. Tu peux te demander de quoi tu as vraiment envie ou besoin. Selon ta réponse, tu pourras décider ou non de te conformer à cette règle. Si tu souhaites te libérer des injonctions faites aux femmes, tu décideras peut-être d’arrêter de t’épiler. Mais peut-être choisiras-tu de continuer car tu n’as pas envie de devoir assumer ce choix en public. Et ces deux réponses sont parfaitement valables, tant que c’est un choix que tu fais en toute conscience, pour toi.

Si je reprends mon exemple de l’injonction que j’avais de dormir 9h par nuit, j’ai besoin de me lever le matin en étant reposée, tout en ayant de la flexibilité le soir. J’ai besoin que mon coucher soit un moment tranquille, dont l’heure varie selon mes besoins : période de mon cycle menstruel par exemple. La règle dont j’ai besoin est donc « Je me couche dès que je suis fatiguée ».

Le témoignage d’Alice

Alice est prof de Yoga et coach. Elle a accepté de répondre à mes questions sur les règles imaginaires, et nous partage comment elle réussit à s’en défaire au quotidien. Merci Alice.

Comment te rends-tu compte lorsque tu t’imposes une règle imaginaire ? Pour moi cela se traduit par un ressenti lourd, presque une fatigue. C’est un signal que j’ai appris à écouter et qui m’incite à prendre le temps de contempler la situation et à adapter selon ce que je retire de ce temps de recul.

Quelles sont les règles imaginaires que tu as longtemps respectées, pour ensuite t’en séparer ? 

Se maquiller ( celle-là ça fait longtemps !), Faire tout ce que j’ai prévu dans le temps imparti quoi qu’il arrive…

Quelles sont tes astuces pour te libérer des « il faut », « je dois »… ? Je m’entraine à utiliser d’autres formulations en m’appuyant plutôt sur mon intention, car cela me permet de prendre du recul sur ce que je m’impose, et de le valider ou pas ajoutant le pourquoi. Par exemple à la place de « Je dois faire ma pratique quotidienne »,  « J’ai envie de ressentir l’état de bien être et de sérénité que je trouve dans ma pratique » me motive davantage en me reliant à ce qui me semble juste sur le moment. Si le il faut ou le je dois ne peut pas être remplacé par une affirmation contenant l’intention, le désir, je me pose les questions «Que se passe t’il si je ne le fais pas ? Est-ce que je suis ok ou pas ?»  Me poser ces questions m’aide à  faire le tri et à me libérer des injonctions qui ne m’appartiennent pas et ne répondent pas à mes valeurs, ou me paraissent vides de sens.

Dans la pratique du Yoga, as-tu des conseils à nous donner pour nous aider dans ce cheminement ?

En nous appuyant sur les fondements du yoga que sont la non violence et la bienveillance, le détachement, la clarté, le yoga peut nous être d’une grande aide.

Principalement, développer son témoin intérieur avec la méditation, apprendre à identifier les messages du corps, qui traduisent les émotions que nous ressentons, et cultiver le calme en soi, par des pratiques posturales et de relaxation, permettent peu à peu de clarifier nos perceptions et nos positionnements, pour nous rapprocher de ce qui est juste pour nous.

Tu peux retrouver Alice sur Instagram et sur son site internet.


Cet article fait partie du Challenge Organise-toi pour arrêter d’être débordée. Tu peux :


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