Octobre.

Les jours raccourcissent, l’automne est bien là, on ne peut plus faire semblant d’être encore en été. Nous allons passer plus de temps à l’intérieur de nos maisons. C’est le bon moment pour les rendre agréables, pratiques et fonctionnelles à vivre, pour passer un ensuite un bel hiver dans ce cocon douillet.

Alors, ensemble, on va se simplifier la vie en diminuant nos possessions et nos déchets.

Faire de ton logement un cocon douillet

Seulement, ce n’est pas forcément facile de faire le grand tri. Quoi garder, de quoi se séparer sans regrets ?

Voici 8 questions à te poser lorsque tu as un doute. Ces questions sont le fruit de ma propre expérience, mixée avec les questions du livre Zéro Déchet de Béa Johnson.

1- Est-ce que c’est cassé ? Est-ce que je peux le réparer ?

Si ton objet ne fonctionne plus, mais que tu le penses réparable, tu peux aller dans un Repair Café pour essayer de le réparer. Il te reste à te poser la question : “Est-ce que cela fait longtemps qu’il est panne ? Est-ce que je pense le réparer rapidement ?” Sois honnête avec toi-même : si ton grille pain est en panne depuis 3 mois et que tu t’en passes très bien, tu peux t’en séparer.

2- Est-ce que tu t’en sers ?

Continues à être honnête ! N’utilises pas un objet la vieille juste pour te donner le droit de le garder en bonne conscience. Demande-toi depuis combien de temps tu n’as pas sortie ton appareil à raclette, et combien de fois par an en moyenne tu l’utilises. Peut-être que pour seulement 2 utilisations par an, tu pourras emprunter celui de ta Maman ? Quand j’ai un doute, je mets un post-il avec la date du jour sur l’objet. Et je ne change cette date que lorsque je m’en sers. Souvent, cela me décide à me séparer de l’objet en question !

3- Est-ce que tu en as plusieurs ? Est-ce qu’un autre objet peut remplir cette fonction en plus de la sienne ?

8 questions à se poser pour désencombrer efficacement

Par exemple, en ce moment, à la maison, nous avons un couteau économe et deux épluche-légumes. Je les ai gardé tous les trois car : il y a l’épluche-légume tout en métal que j’aime beaucoup, même si sa lame est rouillée, celui avec le manche en plastique ne peut pas remplacer le premier car il est un peu cassé et j’ai peur qu’il nous lâche. Et puis, on garde un économe car ma Maman m’a dit “Les économes, c’est le plus pratique.” Nous ne nous en servons jamais, mais si ma Maman dit que c’est mieux, alors il faut qu’on le garde…

Voilà le genre de piège dans lequel il est bien facile de tomber pour s’excuser de garder tout un tas de choses inutiles ! Finalement, grâce à cette question, j’ai mis la bonne lame de l’épluche-légume cassé à la place de celle qui était rouillée, et j’ai mis mon économe dans le bac “à donner”. Quand ma Maman viendra, elle n’épluchera pas les carottes. A la place, elle pourra jouer avec Petit Lutin.

4- Est-ce que c’est dangereux pour ta santé ?

Cette crème dont tu ne mets jamais car elle contient trop d’ingrédients que n’arrivent pas à prononcer, ta vieille poêle en téflon d’étudiante… C’est le moment de te libérer de tous ces objets qui peuvent avoir un effet néfaste sur toi ou tes proches. Nous verrons au fil du mois comment les remplacer par des solutions saines et souvent moins onéreuses.

5- Est-ce que tu aimerais avoir cette place disponible pour autre chose ?

Nous manquons souvent, quelque soit la taille de notre habitation, de place dans les placards. Alors, on y range façon Tétris nos affaires et c’est un vrai calvaire pour les en sortir. Tu sais, par exemple, les 20 romans que tu gardes depuis le collège et le lycée, que tu es sure que tu vas relire. Tu penses vraiment que c’est une bonne idée de prendre toute cette place sur ta bibliothèque pour eux ? Ils seraient pourtant bien mieux chez un libraire qui vend des livres d’occasion ou dans une bibliothèque municipale. A la place, tu pourras mettre une jolie plante verte !

moins d'objets, plus de vie

6- Est-ce que ça prend trop de temps à entretenir ?

Demande toi si tous ces objets sensé te simplifier la vie ne te prennent pas énormément de temps d’entretien. Ton robot de cuisine, qu’il faut sortir, monter, utiliser, laver, pour finalement batailler pour le faire tenir dans le placard. Honnêtement, une râpe manuelle, ce serait plus rapide non ?

7- Est-ce que tu te sens obligée de le garder ?

Parce que c’est un cadeau. Ou parce que tu l’as payé cher. Ou parce que tout le monde en a un. On garde parfois des choses parce qu’on sent coupable de les éliminer. Comme cet affreux Tshirt jaune qu’on t’a offert. Ou ce bibelot ridicule remisé au fond d’un placard. Halte à la culpabilité : c’est toi qui vit dans ta maison, toi qui doit supporter ce qu’elle contient. Tu as donc le droit de choisir ce que tu gardes ou non. Si on te le reproche, remercie la personne pour son présent et explique avec diplomatie que tu as envie de te simplifier la vie pour être vraiment heureuse.

8- Est-ce que c’est réutilisable ?

Si ce n’est pas le cas, dans l’idée de réduire les déchets, demande toi si tu ne peux pas offrir cet objet à quelqu’un qui de toute façon se l’achèterait puis le remplacer par une solution durable. Par exemple, offre les lingettes bébé à ta cousine qui en consomme pour sa fille, et découpe une vieille serviette éponge pour te créer des lingettes lavables.

Aller, on récapitule avec une jolie image à partager sur tes réseaux sociaux préférés :

8 questions à se poser pour désencombrer efficacement

Il te reste un doute à propos d’un objet ? Range le à la cave, chez ta Maman ou dans le grenier de ta meilleure amie. Note dans ton agenda, dans un mois, de te poser la question “Est-ce que cet objet m’a manqué ? Suis-je allée le chercher alors qu’il se trouvait loin ?”. Tu sauras si tu peux t’en séparer ou non.

Dans un prochain article, nous verrons que faire de tous ces objets dont tu vas te séparer. Et puis, ensemble, pièce par pièce, on va désencombrer !

Tu vois d’autres choses à ajouter ? S’il te plaît, donne ton avis en commentaires !

Petits liens qui vont bien pour aller plus loin :

4-semaines-pour-epurer-ta-maison-clementine-la-mandarine le-tri-par-le-vide-pour-moins-d-oppression-clementine-la-mandarine