J’adore aller me balader en montagne.
Que ce soit à pieds, en ski de randonnée, en VTT… je m’y sens bien, à ma place. Quand je cueille des framboises sauvages, des orties ou des fleurs de sureau ; quand je sens mon corps bouger, mes muscles travailler, mon coeur et mon souffle accélérer, alors j’ai la sensation d’être dans la vraie vie. Je me sens connectée à quelque chose de plus grand, comme si, la vie, la vraie, c’était beaucoup plus ça que les klaxons, le bitume, le cinéma 4D et les heures devant l’ordinateur. Et c’est une sensation tellement agréable que de se sentir à sa place, d’être dans la « vraie » vie.

Je me sens extrêmement chanceuse que de vivre au pied des montagnes – même si j’ai certes provoqué cette chance – et d’avoir accès à cet immensité naturelle au quotidien.
Tous les ans, en hiver et en été, les « monchus » viennent d’un peu partout. Les monchus, d’après le Larousse, c’est un « Vacancier en quête d’air pur (Parisien, partic.), qui séjourne dans les Alpes et dont on raille souvent la maladresse, l’accoutrement, voire la méconnaissance des usages locaux ». Ce sont les personnes qui ne sont pas habituées à la montagne, et qui ne savent comment se comporter. Un peu les bronzés font du ski. Cela donne des situations qui tendent : les personnes qui restent au milieu de la route pour mettre les chaines en hiver, celles qui mettent de la musique sur une mini-enceinte pendant leur randonnée, celles qui nourrissent les marmottes, laissent leur PQ dans la montagne…

Et puis, il y a aussi tous les gestes qui ne sont pas écolo, et dont le·a monchu·e ne se rend pas forcément compte. Par exemple, laisser ses déchets alimentaires pour qu’ils compostent sur place, ou se baigner dans un lac de montagne : si on ne connaît pas les problématique, on ne se rend pas forcément compte que ces gestes qui peuvent sembler anodins sont en fait délétères pour le milieu naturel.
Je te propose une série d’articles pour découvrir comment ne pas être une monchue à la montagne, et au contraire, que ton séjour rime avec protection de cette nature exceptionnelle et si fragile. Et si je ris de ce terme monchue, dont je m’affuble régulièrement, cette série d’articles est surtout l’occasion de me poser une question qui me semble essentielle : certes, passer du temps en nature sauvage me fait du bien, mais comment est-ce que moi, je peux lui rendre la pareil, et faire du bien à cette nature sauvage ?

On est en effet de plus en plus à aller en montagne, été comme hiver, et à pratiquer différents sports. Nous sommes toujours plus nombreux, toujours plus haut, toujours plus loin. Et je n’ai de cesse de me demander l’impact de tout cela, et comment faire en sorte de limiter ces impacts, et même, de transformer ma venue en impacts positifs ?
Tu peux retrouver tous les articles autour de ces thématiques sur ce lien « Comment ne pas être un·e monchu·e : comment respecter la montagne ? » . En voici la liste, que je mettrai à jour au fur et à mesure de leur publication :
- les 5 règles de base dans la nature – en montagne et ailleurs
- pourquoi ne pas se baigner dans les lacs de montagne ?

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