Tous les matins, j’ai le même rituel. Je prépare mon café zéro déchet, dans ma cafetière italienne récupérée de ma Mémé Nénette. Pendant qu’il passe, je nettoie ma cuisine, je range tout ce que je n’ai pas eu le courage de faire la vieille.
Une fois le café passé, je me le sers dans ma tasse préférée, celle avec la tête de chouette que tu vois sur mes photos bien souvent. J’ajoute en ce moment un peu de vanille que ma Mom m’a ramené d’un voyage, et puis je me cale dans mon canapé convertible, et j’écris dans mon carnet.

Je fais un flot de pensées sur différentes thématiques, selon ce que je traverse à ce moment-là. Parfois, je note en vrac tout ce que j’ai en tête, parfois je tire un petit papier avec une question de ma boite à questions, parfois, j’utilise une question que m’a posée quelqu’un·e de mon entourage… Et quand je me questionne en profondeur sur comment surmonter ces problématiques que je traverse encore et encore, ces événements qui me rendent triste ou en colère, ces déclencheurs de disputes… j’en arrive toujours à la même conclusion :
Apprendre à m’aimer plus.
Sauf que, comment on fait ça ?
Les personnes qui s’aiment sont des personnes qui ont un attachement sécure. Cet attachement sécure se développe pendant l’enfance, avec une éducation bienveillante, des parents aimants inconditionnellement et répondant aux besoins du bébé, et aussi tout un environnement sécurisant (école, grands-parents, nounou…). Avec un attachement sécure, on sait à la fois entrer en intimité avec les autres, et exprimer sainement ses besoins. On sait faire confiance aux autres, et aussi à soi-même. Et avec cet attachement, les personnes ont développé cet amour d’elles-mêmes qui leur permet de savoir :
- qu’elles méritent d’être aimées
- qu’elles peuvent compter sur elles-mêmes
- qu’elle peuvent trouver des ressources à l’extérieur

Et puis, il y a les autres types d’attachements insécures : anxieux, évitant ou désorganisé. Si on est dans ces schémas, alors on n’a pas cet amour de soi. On court après les autres pour se rassurer, se prouver que l’on vaut quelque chose, ou alors on évite tout intimité, tout engagement, ou encore on passe de l’un à l’autre. Si tu veux avoir une idée de quel est ton type d’attachement, tu peux regarder cette vidéo de Change ma vie qui explique les attachements plus en détails, et propose un court questionnaire pour connaître le tien.
La bonne nouvelle, c’est que même si l’on n’a pas eu la chance de développer un attachement sécure durant l’enfance, il est possible de le développer à l’âge adulte. Et donc d’apprendre à s’aimer et d’avoir des relations aux autres plus sereines.
Ok, mais comment ?! Je veux la recette !

Moi aussi, je veux la recette. Je n’en ai pas trouvé en ligne, de recette toute faite, du genre faites ci, faites ça et paf, ça ira mieux. Du coup, je me suis crée ma propre recette, que je vais tester pendant un mois :
- un accompagnement psychologique : avec S., on va voir une psychologue ensemble, pour essayer de démêler différentes choses que l’on traverse qui rendent notre relation compliquée. Aucun de nous deux n’a un attachement sécure, et on profite de ce que notre relation fait se jouer pour nous comprendre mieux et avancer.
- noter tous les matins dans mon carnet les moments où je pense avoir réagi par le biais de mon attachement insécure la veille, et analyser ce qu’il se passe pour moi : qu’est-ce que je me dis à ce moment-là, qu’est-ce qui me fait peur et m’a poussé à agir de cette manière là ? Puis me demander comment je peux m’aider à changer ce comportement en m’apportant moi-même ce dont j’ai besoin.
- prévoir tous les jours de faire une chose pour passer du temps avec moi-même et me faire plaisir, me rencontrer : cette idée me vient de cette vidéo et si je ne suis pas trop ciné, SPA ou café en ville, j’ai décidé de prendre un temps pour marcher seule, car cela me fait énormément de bien – sauf si j’ai une meilleure idée ce jour-là.

Je te propose un challenge d’un mois, où on se partage tout ça. Ca te dit ? Abonne-toi à mon compte Instagram, j’y partagerai tous les jours pendant 30 jours mes avancées :
- tous les matins, je mettrai une photo de où je me pose pour écrire dans mon carnet, pour qu’on se motive les unes les autres
- je te mettrai aussi une photo ou une vidéo de ma sortie marche ou de mon temps solo avec moi-même
- tu pourras me partager toi aussi tes photos, que je reposterai si tu le souhaites.
Alors, tu me suis ?
Et toi, as-tu la chance d’avoir un attachement sécure, ou batailles-tu toi aussi avec un autre type d’attachement ? As-tu déjà cherché à développer un attachement sécure ? As-tu déjà réfléchis à comment t’aimer plus ? Quelles sont tes astuces ? S’il te plaît, partage tout ça en commentaires.




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