Se ressourcer dans la nature et… ?

Fév 13, 2026 | 2 commentaires

Je viens de passer une semaine en refuge, en montagne, à 2500m d’altitude, entre télétravail et sorties de ski de randonnée. Si tu me suis sur Instagram, tu as certainement vu passer quelques photos sur cette expérience fantastique !

Durant cette semaine, j’ai ressenti un double sentiment très étrange : à la fois la sensation d’être à ma place, bien plus que lorsque je suis en ville et la sensation de déranger une nature rare et encore à peu près tranquille. Comme si j’étais faite pour être là, dans la nature et en même temps, et que je sacrifiais pour mon bien-être un espace précieux avec peu d’activités humaines.

Je pratique aujourd’hui plusieurs sports outdoors régulièrement : randonnée, course à pied, ski de randonnée, ski de fond, VTT, escalade et d’autres de manière très occasionnelles : canoying, via ferrata, ski alpin…

Et je me pose beaucoup de questions à ce sujet.

Est-ce que je n’envahis pas, avec mes pratiques, le peu d’espace encore disponible pour la faune et la flore sauvage ?
Est-ce que je suis vraiment à ma place dans cette nature sauvage ? Est-ce que justement, ce n’est pas uniquement là que je suis vraiment à ma place ?
Comment faire en sorte de m’apporter ce besoin de connexion à la nature sans l’abimer, la déranger ?
Est-ce qu’on n’est pas trop d’humains dans trop peu d’espace naturel pour pouvoir y évoluer sans la fragiliser encore plus ?

Et plus globalement, comment faire pour passer du temps dans la nature sans l’abimer ?

Les règles de base dans la nature

Il y a des règles d’or à toujours respecter lorsque l’on est dans la nature. En premier lieu, respecter la réglementation locale, les panneaux de signalisations et les arrêtés municipaux. Par exemple, il peut être interdit d’escalader une falaise à certaines périodes de l’année, pour laisser aux oiseaux la possibilité de nicher tranquillement.

Et puis, il y a les règles générales, qui s’applique où que l’on soit :

ne jamais laisser aucun déchets, même biodégradables :

Nos croutes de fromages et trognons de pommes n’ont rien à faire là. Ce ne sont pas des éléments naturels des forêts ou des montagnes, et ils déséquilibrent la nature. En les mangeant, la faune sauvage sort de son régime alimentaire naturel, et peut en être malade. Cela peut également entrainer une dépendance, et la perte de réflexes de recherche de nourriture. L’équilibre local peut aussi être rompu en entraînant une surpopulation d’une espèce à cause d’une nourriture facilement accessible. Et puis, nos déchets alimentaires déséquilibrent les sols et donc la flore. Si des plantes germent, elles peuvent devenir invasives, et prendre la place de plantes endémiques. Ca fait pas mal de raison de ramener ses déchets alimentaires et de les composter chez soi non ?

rester discret·e :

La faune a une ouie tellement plus fine que nous, pour pouvoir survivre. Alors, si on se balade avec de la musique, ou que l’on en met si on bivouaque, les animaux alentours auront peur, même si nous on ne le voit pas. Ils devront fuir, chercher un autre lieu pour manger, se reposer. Et multiplie ça par le nombre de promeneur·ses, et on comprend rapidement qu’ils n’ont plus un instant de répit. Outre la musique, qui est l’exemple le plus flagrant, essayer de parler doucement est aussi un geste auquel on peut penser, notamment entre adultes.

rester sur les sentiers :

Les sentiers sont entretenus pour éviter trop d’érosion. En dehors des sentiers, on abime les sols, on accélère l’érosion, notamment avec des pratiques comme le VTT qui sont bien plus agressives pour les sols que la marche. Et puis, on dérange beaucoup plus la faune sauvage lorsque l’on quitte les sentiers. En effet, les animaux connaissent bien le tracé des sentiers, et en donc reste éloignés la journée, tant qu’il y a du monde qui passe. Se balader hors sentier, c’est comme pour le bruit : cela les dérange et les oblige à fuir bien trop de fois en comparaison d’un espace où l’humain n’est pas présent, et peut mener à l’épuisement.

tenir son chien en laisse :

Oui, c’est frustrant pour lui, je comprends. Cependant, un chien qui court librement dans la nature, c’est un chien qui dérange, même sans le vouloir, la faune, qui doit fuir, et s’épuise, notamment en hiver. C’est encore et toujours la même conséquence pour la faune sauvage.

sortir uniquement en journée`

La nuit, c’est le moment où la faune est tranquille, où elle peut enfin se ressourcer sans agitation humaine. Autant que possible, éviter les petits footing en forêt à 4h du matin, ou à 23h, c’est laisser ce temps de quiétude à la faune.

Ces règles peuvent paraître très restrictives. Elles le sont car nous sommes de plus en plus à avoir envie de nous balader en nature, à profiter de l’apaisement et du bien que cela nous apporte. Et c’est le nombre de personne en cumulé sur de petits espaces qui rend problématique notre présence, et donc, implique ces règles. Rappelons-nous qu’il ne reste que 4% des animaux vivants qui sont des animaux sauvages !

Et après ?

Une fois que ces règles de base sont mises en place, qu’est-ce que je fais de plus pour limiter mon impact ?

En réfléchissant à tout cela, je vois plusieurs pistes :

♥ pour limiter mon impact global, il y a des actions sur le long à mettre en place, qui vont avec une vie écolo globale :

  • acheter du matériel de sport durable et conçu écologiquement et éthiquement
  • acheter si possible d’occasion
  • être minimaliste : le moins, le mieux
  • faire durer ce matériel le plus longtemps possible, le faire réparer, bien l’entretenir
  • manger moins de produits animaux : car moins d’élevage, c’est moins de surfaces agricoles nécessaires, et donc plus d’espace pour la nature sauvage.

♥ pour limiter mon impact local, lorsque je suis dans la nature, j’ai plus de mal à trouver d’autres choses à mettre en place que les règles de bases.

Et toi, tu t’es déjà posé ces questions ? Quelles sont tes astuces ? Comment fais-tu pour limiter le plus possible ton impact sur la nature ? S’il te plaît, partage ton expérience et ton avis en commentaires !

2 Commentaires

  1. Merci pour cet article tres intéressant !
    J’aimerais un jour que tu t’interroges sur l’impact des réseaux sociaux, des mails et des blocs sur le réchauffement climatique et donc la faune.
    On parle beaucoup de construction de data centre aux US. Je pense que cest bien pire que des croûtes de fromage dans la nature.
    Au plaisir de te lire…

    Réponse
    • Merci Marie pour ton retour.
      L’article sur les data center est déjà en ligne ;-) : https://clementinelamandarine.com/2025/11/21/consommer-autrement-4-le-numerique/
      Quant à ramasser ses croûtes de fromages, je crois que l’on sous estime souvent l’impact que cela peut avoir, surtout dans les zones avec beaucoup de passage. Et puis, ce n’est tout de même pas un gros effort je crois, que de les redescendre plutôt que de les laisser sur place. Alors ne laissons pas un problème faire que l’on ne se soucie pas d’un autre ;-)

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Toutes les semaines, un concentré

d’idées pour être écolo et sereine au quotidien

Remplis le formulaire ci-dessous pour recevoir tes surprises :

  • patrons d’enveloppes
  • cartes postales à imprimer
  • recettes, …

Tu recevras aussi toutes les semaines un email avec l’article de la semaine pour avancer vers une vie plus écolo et plus sereine.

* indicates required
Comment t'appelles-tu ?
Vérifie bien qu'il n'y a pas d'erreurs de frappes !

Encore un peu de lecture ?

Pendant ce temps sur Instagram…